Par défaut on accepte les "amis" à tour de bras, ne serait-ce parce que refuser quelqu'un est perçu comme particulièrement vexant.
Après, c'est plus ou moins comme avec n'importe quelle messagerie instantanée ; les vrais amis sont ceux à qui on parle.
Ou comme dans... la vraie vie ? il y a ceux auxquels on s'attache et ceux qu'on oublie sans même s'en rendre compte...
Il n'empêche que dans le métro, on refuse à tour de bras parce qu'on est bien incapable d'accepter qui que ce soit.
Je pense pourtant que le baladeur dans les oreilles est peut-être une des meilleurs choses à faire dans le métro.
Mais quand j'étais à Paris je me suis toujours refusé de me mettre un baladeur sur les oreilles, de peur que je le garde même quand je ne suis pas le métro.
Un jour tu emmènes avec toi d'autres jeunes en vacance, et tu t'étonnes qu'ils se réfugient dans un baladeur alors qu'ils sont à 2000km de chez eux, qu'il fait beau, qu'il n'y a pas de métro, qu'il y a plein de choses à faire et qu'ils sont avec d'autres jeunes pas moins sympa qu'eux même. Le baladeur devient une drogue pour supporter le métro, drogue dont on ne peut plus se passer même quand on retire le métro.
Avec le smartphone et le sms/facebook etc. finalement le but d'un voyage ne devient plus d'être avec quelqu'un ou d'être quelque part, mais de dire qu'on y est.
Le responsable à pointer du doigt ce n'est peut-être pas le baladeur, c'est ce qui a rendu le baladeur un besoin : le métro et nos vies de fous qui nous apprennent à faire le zombie entre le dodo et le boulot.
Quand j'ai quitté Paris, j'ai découvert que je ne savais pas dire bonjour et que j'étais un zombie.
Forcément, je faisais 50km de transports en commun pour aller travailler, trois changements dont les Halles... 20h de transports pour 35 de boulot. Des gens j'en voyais des milliers par jour.
Quand je suis arrivé à Toulon, on m'a prit pour un autiste. Maintenant au bout de trois ans, j'arrive à dire bonjour à des gens que l'on ne m'a pas présenté, en faisant un effort.
Par contre j'ai toujours besoin de mes deux heures de « rien » avant de commencer la journée. Je me réveille à 6h, je fais ce que je dois faire, puis je zombifie jusqu'à 8h30-9h pour commencer le boulot (15 min à pied, c'est trop court).
On est dans un monde top social !
Allez, ça fait un bail que le taff est fini, je peux quitter linuxfr et rentrer dans mon chez-moi où y a pas internet ni la tv mais c'est pas grave parce que ce week-end je suis invité par une famille super sympa que j'ai rencontré... en faisant des photocopies.
Hier je pique-niquais sur la plage avec des amis puis on s'est invité pour le dessert chez le gars qu'a la plus belle baraque du cap brun. Je suis toujours un autiste mais en moins pire.
Je n'ai toujours pas de baladeur, je n'en ai plus besoin : je chante dans deux chorales et je travaille dans une radio locale, le son c'est moi qui le fabrique.
Ne me rendez-pas le métro, par pitié. ;)
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes
[^] # Re: Over Quotas!
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Les smartphones rendent-ils smart ?. Évalué à 8.
Ou comme dans... la vraie vie ? il y a ceux auxquels on s'attache et ceux qu'on oublie sans même s'en rendre compte...
Il n'empêche que dans le métro, on refuse à tour de bras parce qu'on est bien incapable d'accepter qui que ce soit.
Je pense pourtant que le baladeur dans les oreilles est peut-être une des meilleurs choses à faire dans le métro.
Mais quand j'étais à Paris je me suis toujours refusé de me mettre un baladeur sur les oreilles, de peur que je le garde même quand je ne suis pas le métro.
Un jour tu emmènes avec toi d'autres jeunes en vacance, et tu t'étonnes qu'ils se réfugient dans un baladeur alors qu'ils sont à 2000km de chez eux, qu'il fait beau, qu'il n'y a pas de métro, qu'il y a plein de choses à faire et qu'ils sont avec d'autres jeunes pas moins sympa qu'eux même. Le baladeur devient une drogue pour supporter le métro, drogue dont on ne peut plus se passer même quand on retire le métro.
Avec le smartphone et le sms/facebook etc. finalement le but d'un voyage ne devient plus d'être avec quelqu'un ou d'être quelque part, mais de dire qu'on y est.
Le responsable à pointer du doigt ce n'est peut-être pas le baladeur, c'est ce qui a rendu le baladeur un besoin : le métro et nos vies de fous qui nous apprennent à faire le zombie entre le dodo et le boulot.
Quand j'ai quitté Paris, j'ai découvert que je ne savais pas dire bonjour et que j'étais un zombie.
Forcément, je faisais 50km de transports en commun pour aller travailler, trois changements dont les Halles... 20h de transports pour 35 de boulot. Des gens j'en voyais des milliers par jour.
Quand je suis arrivé à Toulon, on m'a prit pour un autiste. Maintenant au bout de trois ans, j'arrive à dire bonjour à des gens que l'on ne m'a pas présenté, en faisant un effort.
Par contre j'ai toujours besoin de mes deux heures de « rien » avant de commencer la journée. Je me réveille à 6h, je fais ce que je dois faire, puis je zombifie jusqu'à 8h30-9h pour commencer le boulot (15 min à pied, c'est trop court).
On est dans un monde top social !
Allez, ça fait un bail que le taff est fini, je peux quitter linuxfr et rentrer dans mon chez-moi où y a pas internet ni la tv mais c'est pas grave parce que ce week-end je suis invité par une famille super sympa que j'ai rencontré... en faisant des photocopies.
Hier je pique-niquais sur la plage avec des amis puis on s'est invité pour le dessert chez le gars qu'a la plus belle baraque du cap brun. Je suis toujours un autiste mais en moins pire.
Je n'ai toujours pas de baladeur, je n'en ai plus besoin : je chante dans deux chorales et je travaille dans une radio locale, le son c'est moi qui le fabrique.
Ne me rendez-pas le métro, par pitié. ;)
ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes