• [^] # Re: la négociation salariale, c'est pas pour les chiens

    Posté par . En réponse au journal [Mon actu] Vademecum CNIL / Forfait jours / horodatage. Évalué à -4.

    Un juge est un serviteur publique dont le mandat est précisément la justice et l'impartialité. En outre, ses décisions seront appliquées par l'exercice de la force. Il est normal qu'en l'échange de ce privilège de l'usage de la force, le citoyen exige une certaine transparence.

    Par contre, le salarié et le chef d'entreprise sont des hommes libres qui prennent des décisions conformes à leur libre arbitre. Quand ils se mettent d'accords sur un échange travail-contre-salaire, ça ne regarde qu'eux et eux-seuls. Si a un moment ou un autre une des parties n'est pas d'accord, elle est libre de mettre fin à la collaboration.

    Je me fiche de savoir si et pourquoi un autre employé a un meilleur salaire que moi pour un travail que je considère identique. Ce ne sont littéralement pas mes affaires, et je n'ai pas à me mêler des négociation salariales des autres employés.

    Quant à mon propre salaire, tout ce que je peux savoir sur les raisons qui auront abouti à ce que je touche un salaire plutôt qu'un autre, c'est ce que mon employeur aura laissé filtré lors de l'entretien annuel.

    Aucune loi ne peut contraindre un employeur à dire ce qu'il a dans la tête au moment où il négocie un salaire ou une prime.

    D'ailleurs, avec vos principes on pourrait exiger que ce soit symétrique. L'employeur pourrait demander à voir le compte en banque du salarié afin de comprendre les raisons pour lesquelles tout à coup il demande un meilleur salaire. Ou pourquoi pas une enquête sur la vie privée afin de savoir si l'épouse attend un enfant, par exemple.

    Bref, c'est de la folie furieuse de vouloir que la loi s'immisce à ce point dans les relations professionnelles.

    Pourquoi on ne place pas un fonctionnaire-contrôleur dans le bureau de chaque PDG de France, pendant qu'on y est ?