D'avoir un tout petit peu lu l'annexe 1 du Règlement (CE) no 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 relatif à certaines restrictions à l'export de l'UE (mon commentaire), je crois comprendre qu'il y a une notion à prendre en compte : pour les forces de l'ordre, certains logiciels sont avant tout des technologies, parce qu'ils communiquent des données, des modèles physiques.
Le maintien de l'ordre préfère, comme à son habitude, la sécurité par l'obscurité (avez-vous déjà zoomé sur la Maison Blanche ou sur une base militaire de l'OTAN avec Bing ou google maps ? Habituellement, ça ne fonctionne pas, mais il pourrait bien que la proportion de conducteurs connaissant les radars diminue drastiquement.
Jusqu'il y a peu, les journaux locaux, informés par la préfecture, communiquaient la position (mais pas l'heure) des contrôles de vitesse que les gendarmes de la région pratiqueraient. Une façon de donner un avantage aux « locaux de l'étape ».
Au final, la censure des logiciels mettant en correspondance position du conducteur et position des radars ressemble à la censure des journaux telle qu'on la connaissait jusqu'à ce que la gauche gagne l'élection présidentielle de 1981.
Je crains que cela crée un précédent.
# Logique et données
Posté par feth . En réponse à la dépêche De l'interdiction de publier certains logiciels. Évalué à 6.
D'avoir un tout petit peu lu l'annexe 1 du Règlement (CE) no 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 relatif à certaines restrictions à l'export de l'UE (mon commentaire), je crois comprendre qu'il y a une notion à prendre en compte : pour les forces de l'ordre, certains logiciels sont avant tout des technologies, parce qu'ils communiquent des données, des modèles physiques.
Le maintien de l'ordre préfère, comme à son habitude, la sécurité par l'obscurité (avez-vous déjà zoomé sur la Maison Blanche ou sur une base militaire de l'OTAN avec Bing ou google maps ? Habituellement, ça ne fonctionne pas, mais il pourrait bien que la proportion de conducteurs connaissant les radars diminue drastiquement.
Jusqu'il y a peu, les journaux locaux, informés par la préfecture, communiquaient la position (mais pas l'heure) des contrôles de vitesse que les gendarmes de la région pratiqueraient. Une façon de donner un avantage aux « locaux de l'étape ».
Au final, la censure des logiciels mettant en correspondance position du conducteur et position des radars ressemble à la censure des journaux telle qu'on la connaissait jusqu'à ce que la gauche gagne l'élection présidentielle de 1981.
Je crains que cela crée un précédent.