• [^] # Re: Comprendre un truc

    Posté par . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 5.

    Parce que sinon, on retombe dans le mécénat « obligatoire ». Je ne suis pas du tout contre le mécénat, note bien. Mais s'il n'y a pas moyen de vivre de son art uniquement1, alors on retombe dans deux cas de figure:

    1. Je suis très riche amateur2 (ou aristocrate à une autre époque), au point que mon argent travaille sans que je n'aie rien à faire ou presque, et donc je peux me permettre de tenter une carrière artistique (écrivain, peintre, photographe, etc.).
    2. Je suis bon photographe/peintre/blah, et je compte sur les mecs du 1. pour me filer du blé et faire de super œuvres en étant payé à la commande ou même avec un bon gros salaire.

    Le problème des métiers de l'esprit (pas juste artistiques, n'importe quel métier dont la composante première est l'usage intensif de sa tête, comme par exemple programmeur, chercheur, etc.) c'est que le temps passé à « produire » est plutôt du continu, mais avec vitesse variable. Par exemple je peux pondre 100 lignes de code en une journée, puis seulement 10 celle d'après, puis 1000 une semaine plus tard. Du coup, être « productif », ça demande de pouvoir penser « en continu » à l'œuvre/l'ouvrage. Mais c'est pour ça que très souvent les ingénieurs sont payés au forfait et pas à l'heure3.

    1Par cela, je parle de tout ce qui y a trait, donc faire de la photo et être prof pour enseigner l'art de la photo c'est aussi « vivre de son art » selon moi.
    2Au sens premier du terme: « qui aime ». Un amateur dans ce sens peut parfaitement réaliser des œuvres du même acabit qu'un pro.
    3Je ne rentrerai pas dans les méandres trollesques du « mais que fait un ingénieur de plus que ce que pourrait faire un technicien quand il s'agit de prog/sysadmin/... ? » ici. Ah oups, trop tard...