C’est là que tu as des lacunes en photographies. Il y a un travail de composition. C’est-à-dire : qu’est-ce que je mets dans ma photographie ? Ça implique de savoir où est-ce que je me place, dans quelle direction je prend, quelle profondeur de champ j’utilise (ce n’est pas qu’une contrainte technique, ça permet de cacher, des plans qui se situent à différentes distances), tout ceci sans avoir besoin de faire un travail de mise en scène qui serait malvenu pour du reportage. On a le cadrage (j’utilise la règle des 1/3—2/3, ou centré, vertical ou horizontal, classique, panoramique, carré?), et plus important le choix du sujet. Je ne m’y connais pas tellement en photo, donc il y a peu qui me vient à l’esprit. Tout ceci n’est pas technique, la technique n’est qu’un outil au service du sens artistique du photographe. Intéresse toi à la photographie, parce que là tu juges d’une activité si elle est artistique ou pas sans rien y connaître. Ceux qui la connaissent te diront que c’est une activité artistique, c’est un argument d’autorité fort. Maintenant ne t’attend pas être convaincu, tu n’y connais manifestement rien à la photographie. J’y connais rien à la peinture moderne : des carrées, des formes abstraites, n’importe qui pourrait en faire de même ! Pourtant je ne juge pas car je ne connais ni la démarche ni le travail fait derrière.
Et la prise de son est original, tu ne pourras pas avoir deux prises de sons identiques. Je te mets au défi de me sortir deux prises de son différentes telles que « diff sonA.wav sonB.wav » renvoie deux fichiers identiques. La loi ne peut pas faire de sélection sur ce qui devrait être protégé car l’intérêt artistique d’une œuvre est bien trop subjectif.
Tu as beau le nier, tu refuses de voir le côté artistique de la photographie. Tu la bornes à son côté technique. Ensuite tu viens expliquer que la photographie n’est que technique. Tes expériences de pensée, où on remplacerait un photographe par un autre pour obtenir le même résultat est fausse et biaisée. Tu n’auras pas le même résultat, jamais, sauf à lui ordonner de refaire exactement les mêmes choix que le premier. Mais ce sont ces choix qui définissent le côté artistique. Si tu te bornes à lui ordonner de reprendre les choix techniques d’un autre tu te retrouveras exactement avec le même résultat. C’est normal : toi, et toi seul, en a fait un technicien. Mais ce n’est pas le travail d’un photographe, ce n’est jamais ce qu’on lui demande, parce que justement ces choix le client n’est pas capable de les faire. Ces choix formeront la photo, ces choix exprimeront une ou des idées, idées qui viennent du photographe ou suscitées spontanément chez le spectateur, ou pas. Manifestement c’est le « ou pas » qui prédomine chez toi. Je suis comme toi, la peinture ne m’a jamais rien suscité, pour moi c’est juste l’application de la technique des peintres apprises et développée par eux-même ensuite.
« n'est-il pas abusif de considérer comme oeuvre de l'esprit une simple transformation physique ? »
Ta question est encore plus mal posée, toute œuvre de l’esprit est une transformation physique. « simple » veut dire tout et rien à la fois. Le peintre se base sur la « simple » technique de dépôt de matière colorée sur sa toile, le violoniste se base sur la « simple » transformation physique de frottement vers la vibration de la corde. Le pianiste n’en parlons pas.
Si, parlons du pianiste. Je vais faire un petit exercice, transposer ton discours sur le photographe au pianiste. Un pianiste il a juste à appuyer sur une touche plus ou moins fort (c’est indiqué sur la partition), durant plus ou moins longtemps. On est bien d’accord ? Il lit la partition, il l’applique. Pourvu qu’il sache le faire correctement il reproduira la partition. Il ne crée rien il se contente d’appuyer pour reproduire la partition. Pourtant, je suis à peu près sûr que tu accorderas au pianiste le titre d’artiste. Parce qu’il interprétera l’œuvre. Le photographe ne créé rien, il appuie pour reproduire le monde. Mais, tout comme le pianiste, il y a des nuances, qui viennent de l’interprétation, on t’a donné plein d’exemple de détails techniques qui servent le côté artistique de la photo, tu ne veux juste pas les voir. Si le domaine ne t’intéresse pas alors, accepte que ces nuances et ces interprétations existe. Si tu n’acceptes pas l’argument d’autorité alors soit apprend la photographie sérieusement soit arrête de la juger.
J’ai de plus en plus le sentiment que tu voudrais qu’on juge qu’une œuvre de l’esprit devrait être protégée en fonction de l’intérêt artistique que tu lui trouves. Bon courage !
PS : c’est pas toujours les même personnes qui te répondent.
[^] # Re: L'origine du problème ....
Posté par nicolas . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 10.
C’est là que tu as des lacunes en photographies. Il y a un travail de composition. C’est-à-dire : qu’est-ce que je mets dans ma photographie ? Ça implique de savoir où est-ce que je me place, dans quelle direction je prend, quelle profondeur de champ j’utilise (ce n’est pas qu’une contrainte technique, ça permet de cacher, des plans qui se situent à différentes distances), tout ceci sans avoir besoin de faire un travail de mise en scène qui serait malvenu pour du reportage. On a le cadrage (j’utilise la règle des 1/3—2/3, ou centré, vertical ou horizontal, classique, panoramique, carré?), et plus important le choix du sujet. Je ne m’y connais pas tellement en photo, donc il y a peu qui me vient à l’esprit. Tout ceci n’est pas technique, la technique n’est qu’un outil au service du sens artistique du photographe. Intéresse toi à la photographie, parce que là tu juges d’une activité si elle est artistique ou pas sans rien y connaître. Ceux qui la connaissent te diront que c’est une activité artistique, c’est un argument d’autorité fort. Maintenant ne t’attend pas être convaincu, tu n’y connais manifestement rien à la photographie. J’y connais rien à la peinture moderne : des carrées, des formes abstraites, n’importe qui pourrait en faire de même ! Pourtant je ne juge pas car je ne connais ni la démarche ni le travail fait derrière.
Et la prise de son est original, tu ne pourras pas avoir deux prises de sons identiques. Je te mets au défi de me sortir deux prises de son différentes telles que « diff sonA.wav sonB.wav » renvoie deux fichiers identiques. La loi ne peut pas faire de sélection sur ce qui devrait être protégé car l’intérêt artistique d’une œuvre est bien trop subjectif.
Tu as beau le nier, tu refuses de voir le côté artistique de la photographie. Tu la bornes à son côté technique. Ensuite tu viens expliquer que la photographie n’est que technique. Tes expériences de pensée, où on remplacerait un photographe par un autre pour obtenir le même résultat est fausse et biaisée. Tu n’auras pas le même résultat, jamais, sauf à lui ordonner de refaire exactement les mêmes choix que le premier. Mais ce sont ces choix qui définissent le côté artistique. Si tu te bornes à lui ordonner de reprendre les choix techniques d’un autre tu te retrouveras exactement avec le même résultat. C’est normal : toi, et toi seul, en a fait un technicien. Mais ce n’est pas le travail d’un photographe, ce n’est jamais ce qu’on lui demande, parce que justement ces choix le client n’est pas capable de les faire. Ces choix formeront la photo, ces choix exprimeront une ou des idées, idées qui viennent du photographe ou suscitées spontanément chez le spectateur, ou pas. Manifestement c’est le « ou pas » qui prédomine chez toi. Je suis comme toi, la peinture ne m’a jamais rien suscité, pour moi c’est juste l’application de la technique des peintres apprises et développée par eux-même ensuite.
« n'est-il pas abusif de considérer comme oeuvre de l'esprit une simple transformation physique ? »
Ta question est encore plus mal posée, toute œuvre de l’esprit est une transformation physique. « simple » veut dire tout et rien à la fois. Le peintre se base sur la « simple » technique de dépôt de matière colorée sur sa toile, le violoniste se base sur la « simple » transformation physique de frottement vers la vibration de la corde. Le pianiste n’en parlons pas.
Si, parlons du pianiste. Je vais faire un petit exercice, transposer ton discours sur le photographe au pianiste. Un pianiste il a juste à appuyer sur une touche plus ou moins fort (c’est indiqué sur la partition), durant plus ou moins longtemps. On est bien d’accord ? Il lit la partition, il l’applique. Pourvu qu’il sache le faire correctement il reproduira la partition. Il ne crée rien il se contente d’appuyer pour reproduire la partition. Pourtant, je suis à peu près sûr que tu accorderas au pianiste le titre d’artiste. Parce qu’il interprétera l’œuvre. Le photographe ne créé rien, il appuie pour reproduire le monde. Mais, tout comme le pianiste, il y a des nuances, qui viennent de l’interprétation, on t’a donné plein d’exemple de détails techniques qui servent le côté artistique de la photo, tu ne veux juste pas les voir. Si le domaine ne t’intéresse pas alors, accepte que ces nuances et ces interprétations existe. Si tu n’acceptes pas l’argument d’autorité alors soit apprend la photographie sérieusement soit arrête de la juger.
J’ai de plus en plus le sentiment que tu voudrais qu’on juge qu’une œuvre de l’esprit devrait être protégée en fonction de l’intérêt artistique que tu lui trouves. Bon courage !
PS : c’est pas toujours les même personnes qui te répondent.