• [^] # Re: la mort du Libre ... pour la photographie

    Posté par . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 5.

    Ce qui me désole, c'est votre aveuglement. Vous niez la réalité. Votre cause est juste parce qu'elle est puissante et qu'elle tue. "Vous n'avez qu'à vous défendre" me dites-vous ! C'est la raison du plus fort. La puissance des outils que vous concevez vous oblige à réfléchir aux conséquences de leur usage. Ceci afin que vous ne puissiez pas dire, dans quelques années, constatant un champ de ruines : "Nous ne savions pas !".

    Je répète: qu'est-ce que ça a avoir avec le choix de licence avec laquelle le photographe - amateur ou professionnel - publie sa photo ? Ce n'est pas en répétant que la Terre est plate que c'est une réalité, ce n'est pas en criminalisant les travaux de Newton et Galilée que vous changerez la réalité: 4 milliards d'êtres humains font de la photo aujourd'hui, quand ils n'étaient que 60 Millions en 1986 ( chiffres au hasard ).

    Tu nous la joue mouchoirs et violons, alors que ma réponse a été tout sauf un appel à la fatalité.

    Relis ma réponse . Elle se suffit à elle-même. Elle prouve que la question de la licence avec laquelle la photo est diffusée n'a rien à voir avec le problème de paupérisation du photographe. Elle montre que l'amalgame que vous faites est un appel au meurtre du bouc-émissaire.

    Dans d'autres secteurs d'activité, elle interdirait la chirurgie exploratoire, la physique, la diffusion des journaux, les arbalètes, l'école pour tous, le métier à tisser. ( Toutes ces atteintes au développement humain se sont réellement produites dans le passé toujours pour protéger une caste en difficulté ).

    Et pire, si nous sommes virulents sur la question de la demande de l'interdiction des licences libres, c'est parce que nous savons où mènent ces arguments, nous savons que l'interdiction de publier sous licence libre ne changera rien aux problèmes des photographes professionnels, Google deviendra alors la seule agence et imposera ses tarifs encore plus faibles que les tarifs actuels à tous les photographes Français, et nous savons qu'au contraire, ça ne fera que freiner localement le développement des solutions alternatives.
    Non pas pour conserver un métier sur le déclin, mais bien pour lui permettre d'évoluer vers une transformation nécessaire. ( argentique vers le numérique, 60 millions de photographes en comptant les photographes amateurs en 1986 , 4 Milliards de photographes aujourd'hui ).

    Je trouve absurde qu'une réunion de photographes parlant des difficultés de marchandage ne parle ni des voleurs ( c'est à dire des journaux qui publient sans en avoir les droits ) et des sanctions qu'ils encourent et de la nécessité de s'organiser pour les poursuivre, ni de la réalité du nombre d'objectifs numériques aux mains des particuliers, pour se borner à faire circuler l'idée fausse que le choix de la licence par le photographe amateur ou professionnel est la cause principale de la catastrophe de la photographie aujourd'hui... Ce raccourci est pour le moins bizarre.

    Sedullus dux et princeps Lemovicum occiditur