Il n'est pas question d'interdire le Libre dans la pétition de l'UPP. Il est question de le limiter son champ d'action, constatant qu'il fait d'énormes dégâts dans certains métiers. En particulier dans la photographie.
Si si il est question de l'interdire. Je dirais 2 choses importantes , la première c'est que l'ensemble des sociétés à constitution est touchée par l'arrivée des nouvelles technologies; et des images libres de droits, il en a toujours existé, sauf que matériellement, avant Internet, ces images avaient une source physique qui permettait de tracer leur origine.
Ce n'est plus le cas, et l'arrivée d'internet, puis de la photo numérique populaire, puis des smartphones ont tout simplement démocratisé un certain nombre de possibilités qui nécessitaient auparavant un investissement de l'ordre du mois de salaire de l'OS.
Cette démocratisation entraîne une concurrence indépendamment de tout choix du créateur de la photo du modèle de licence qui lui convient pour diffuser sa photo. Et sans les licences libres, Google serait aujourd'hui la plus grosse agence privée de photos et vous ferait une concurrence beaucoup plus monstrueuse que la situation actuelle.
Vous vous trompez de cible.
Et au contraire, vous vous battez pour constituer une position hégémonique à un géant du stockage quel qu'il soit. C'est la technologie qui le permet, et la licence libre permet d'empêcher les géants du stockage de s'accaparer le produit de la photographie et de bâtir une agence qui aurait définitivement écrasé beaucoup plus rapidement toutes les agences de pros de la photo.
D'ailleurs, maintenant que le développement est gratuit et ne nécessite aucun support matériel, elles servent à quoi ces agences ? Maintenant que Carrefour, Leclerc, HyperU, Auchan , proposent de tirer des photos sur papier, ils deviennent quoi les ateliers de tirage photographique ?
Le Libre a une conséquence que plus personne ne conteste. Si les photographes-auteurs et photojournalistes vivaient plutôt modestement de leur métier AVANT. Aujourd'hui, c'est devenu très, très compliqué. Les dépôts de bilans des agences de photo en sont une preuve indiscutable.
Non c'est faux. C'est la propagation et la démocratisation des moyens de prendre des images numériques et de les stocker qui modifie complètement le rapport du photographe à la société. Et rien, je dis bien rien dans les choix des licences des photographes amateurs ne perturbe cette évolution matérielle. Vous vous "trompez" de cible, comme ceux qui avant d'évaluer la réalité matérielle sur une cause cherchent des bouc-émissaires. Je vous donne un Zéro pointé pour cette absence de réflexion sur l'évolution de votre propre métier.
Le combat pour la liberté, il est mené par l'UPP. Liberté de créer, liberté d'informer. Car sans auteurs et sans journalistes, ces libertés n'ont plus aucune signification. Et je ne met pas sur le même plan la "liberté" de faire ce que l'on veut, parce que la technique le permet, et l'indépendance de la presse et la vigueur d'une partie de la culture.
Bizarrement, lorsque des amateurs publient des photos sous licence libre, s'ils le veulent, ils peuvent indiquer QUI ils sont, et la date de la prise de la photo. Ils sont auteurs, et lorsqu'ils choisissent une licence libre, c'est pour eux en défendant leur droit d'auteur. Trop de raccourcis, encore une fois, toujours la même veine quand on s'en prend aux bouc-émissaires. Pas de réflexion, au lieu d'un appel à signer ses œuvres et propager la connaissance de l'origine, non, on met tout dans le même sac, et même en constatant qu'il y a un facteur de plusieurs millions entre le nombre de photographies disponibles il y a vingt ans et celles disponibles aujourd'hui, non, c'est juste le choix de la licence libre qui est un mauvais choix ? Allons, allons, c'est la gestion de l'abondance qui crée la concurrence et pas le choix de la licence qui est de toutes façons une décision personnelle de l'auteur.
Le Libre repose sur un échange, un troc immédiat ou différé.
Faux, le libre repose uniquement sur un moyen de protéger son œuvre pour que les petits malins ne puissent pas se l'accaparer ( et en confisquer la propriété ).
Rien dans les licences libres ne garanti ni les valeurs d'échange, ni la position relative dans le marché concurrentiel. Tu te trompes de débat !
Or un photographe, lorsqu'il contribue au Libre ne tire aucune compensation.
Faux encore. La façon dont l'œuvre est protégée par son auteur ne préjuge en rien de la structure commerciale de sa commercialisation. Pire, dans les licences CC pour les œuvres, il est possible de ne libérer que pour les échanges non commerciaux. Vous ne connaissez pas votre sujet. Alors que toutes les informations sont publiques et disponibles même sur le wiki !
On ne construit pas une photo comme on écrit des lignes de code. Et un photographe qui participe au Libre ne fait pas un acte neutre : il contraint ses confrères à s'aligner sur lui. Et ainsi tire tout son métier vers le bas. Il n'en avait pas besoin.
Les contrats de vente des photographies ne dépendent que des deux acteurs, c'est à dire le vendeur et l'acheteur. Si les acheteurs se servent d'un prétexte fallacieux pour contraindre une baisse des prix de vente, ton devoir de citoyen est de rendre publique ces prétextes pour que tous puissent les juger. Mais trouver un bouc-émissaire , faire du corporatisme alors que 4 Milliards d'habitants sur Terre ont un appareil photo numérique, c'est tout simplement creuser sa propre tombe.
[^] # Re: la mort du Libre ... pour la photographie
Posté par houra . En réponse à la dépêche L'Union des Photographes veut la mort du Libre. Évalué à 10.
Si si il est question de l'interdire. Je dirais 2 choses importantes , la première c'est que l'ensemble des sociétés à constitution est touchée par l'arrivée des nouvelles technologies; et des images libres de droits, il en a toujours existé, sauf que matériellement, avant Internet, ces images avaient une source physique qui permettait de tracer leur origine.
Ce n'est plus le cas, et l'arrivée d'internet, puis de la photo numérique populaire, puis des smartphones ont tout simplement démocratisé un certain nombre de possibilités qui nécessitaient auparavant un investissement de l'ordre du mois de salaire de l'OS.
Cette démocratisation entraîne une concurrence indépendamment de tout choix du créateur de la photo du modèle de licence qui lui convient pour diffuser sa photo. Et sans les licences libres, Google serait aujourd'hui la plus grosse agence privée de photos et vous ferait une concurrence beaucoup plus monstrueuse que la situation actuelle.
Vous vous trompez de cible.
Et au contraire, vous vous battez pour constituer une position hégémonique à un géant du stockage quel qu'il soit. C'est la technologie qui le permet, et la licence libre permet d'empêcher les géants du stockage de s'accaparer le produit de la photographie et de bâtir une agence qui aurait définitivement écrasé beaucoup plus rapidement toutes les agences de pros de la photo.
D'ailleurs, maintenant que le développement est gratuit et ne nécessite aucun support matériel, elles servent à quoi ces agences ? Maintenant que Carrefour, Leclerc, HyperU, Auchan , proposent de tirer des photos sur papier, ils deviennent quoi les ateliers de tirage photographique ?
Non c'est faux. C'est la propagation et la démocratisation des moyens de prendre des images numériques et de les stocker qui modifie complètement le rapport du photographe à la société. Et rien, je dis bien rien dans les choix des licences des photographes amateurs ne perturbe cette évolution matérielle. Vous vous "trompez" de cible, comme ceux qui avant d'évaluer la réalité matérielle sur une cause cherchent des bouc-émissaires. Je vous donne un Zéro pointé pour cette absence de réflexion sur l'évolution de votre propre métier.
Bizarrement, lorsque des amateurs publient des photos sous licence libre, s'ils le veulent, ils peuvent indiquer QUI ils sont, et la date de la prise de la photo. Ils sont auteurs, et lorsqu'ils choisissent une licence libre, c'est pour eux en défendant leur droit d'auteur. Trop de raccourcis, encore une fois, toujours la même veine quand on s'en prend aux bouc-émissaires. Pas de réflexion, au lieu d'un appel à signer ses œuvres et propager la connaissance de l'origine, non, on met tout dans le même sac, et même en constatant qu'il y a un facteur de plusieurs millions entre le nombre de photographies disponibles il y a vingt ans et celles disponibles aujourd'hui, non, c'est juste le choix de la licence libre qui est un mauvais choix ? Allons, allons, c'est la gestion de l'abondance qui crée la concurrence et pas le choix de la licence qui est de toutes façons une décision personnelle de l'auteur.
Faux, le libre repose uniquement sur un moyen de protéger son œuvre pour que les petits malins ne puissent pas se l'accaparer ( et en confisquer la propriété ).
Rien dans les licences libres ne garanti ni les valeurs d'échange, ni la position relative dans le marché concurrentiel. Tu te trompes de débat !
Faux encore. La façon dont l'œuvre est protégée par son auteur ne préjuge en rien de la structure commerciale de sa commercialisation. Pire, dans les licences CC pour les œuvres, il est possible de ne libérer que pour les échanges non commerciaux.
Vous ne connaissez pas votre sujet. Alors que toutes les informations sont publiques et disponibles même sur le wiki !
Les contrats de vente des photographies ne dépendent que des deux acteurs, c'est à dire le vendeur et l'acheteur. Si les acheteurs se servent d'un prétexte fallacieux pour contraindre une baisse des prix de vente, ton devoir de citoyen est de rendre publique ces prétextes pour que tous puissent les juger. Mais trouver un bouc-émissaire , faire du corporatisme alors que 4 Milliards d'habitants sur Terre ont un appareil photo numérique, c'est tout simplement creuser sa propre tombe.
Sedullus dux et princeps Lemovicum occiditur