Le réquisitoire du procureur a été un modèle d'éloquence et il a acculé le prévenu avec des accusations précises et des rafales d'imparfaits du subjonctif.
Ont été évoquées les affaires "Barnes and Nobles", "Tom Tom", la vente liée, le format OOXML, etc etc.
En dépit de cette liste impressionnante les réquisitions du procureur ont été tout à fait modérées. Le représentant du ministère public a opté pour une peine financière (que Microsoft paye la bande passante du salon Solutions Linux de l'an prochain) et une peine civile (que l'animateur du stand Microsoft porte le Tshirt anti-brevets de l'April).
L'avocat commis d'office étant un perroquet géant il n'a hélas pas été possible d’apprécier son argumentaire. Nous pouvons toutefois témoigner que ses gesticulations étaient particulièrement poignantes.
Prenant le relais de son avocat l'animateur du stand Microsoft a déclaré que sa firme ne s'attaquait jamais aux développeurs du libre mais qu'elle n'hésiterait pas à défendre sa "propriété intellectuelle" contre les autres firmes commerciales.
Après quelques hoquets de rires devant une défense aussi puérile le jury s'est retiré pour délibérer.
Les jurés ont déclaré à l'unanimité que le prévenu était coupable mais, scandale dans le tribunal, le représentant Microsoft a refusé d’obtempérer. Après avoir hésité à faire intervenir le GIGN il a finalement été décidé d'opter pour la clémence et de se contenter de huer bruyamment le représentant Microsoft.
[^] # Re: commencement des délibérés
Posté par patrick_g (site web personnel) . En réponse au journal Microsoft en procès à SL2011. Évalué à 10. Dernière modification le 12 mai 2011 à 00:22.
Le réquisitoire du procureur a été un modèle d'éloquence et il a acculé le prévenu avec des accusations précises et des rafales d'imparfaits du subjonctif.
Ont été évoquées les affaires "Barnes and Nobles", "Tom Tom", la vente liée, le format OOXML, etc etc.
En dépit de cette liste impressionnante les réquisitions du procureur ont été tout à fait modérées. Le représentant du ministère public a opté pour une peine financière (que Microsoft paye la bande passante du salon Solutions Linux de l'an prochain) et une peine civile (que l'animateur du stand Microsoft porte le Tshirt anti-brevets de l'April).
L'avocat commis d'office étant un perroquet géant il n'a hélas pas été possible d’apprécier son argumentaire. Nous pouvons toutefois témoigner que ses gesticulations étaient particulièrement poignantes.
Prenant le relais de son avocat l'animateur du stand Microsoft a déclaré que sa firme ne s'attaquait jamais aux développeurs du libre mais qu'elle n'hésiterait pas à défendre sa "propriété intellectuelle" contre les autres firmes commerciales.
Après quelques hoquets de rires devant une défense aussi puérile le jury s'est retiré pour délibérer.
Les jurés ont déclaré à l'unanimité que le prévenu était coupable mais, scandale dans le tribunal, le représentant Microsoft a refusé d’obtempérer. Après avoir hésité à faire intervenir le GIGN il a finalement été décidé d'opter pour la clémence et de se contenter de huer bruyamment le représentant Microsoft.