• [^] # Re: Article nul

    Posté par . En réponse au journal [ HS ] : Pourquoi le gouvernement fait le choix d’une électricité chère et dangereuse. Évalué à 2.

    D'où l'importance du savoir, de la diffusion de la connaissance. Par exemple il est extrêmement difficile de savoir combien de chélateurs contiennent les "pastilles d'iodes". Or il n'y a pas que l'iode qui est rejetée lors d'un accident. L'élimination rapide de l'iode 131 et du césium 137 est géniale. Mais il n'y a pas que cela. Y a t il un chélateur pour le plutonium ? Dans la catastrophe de fukushima, de faibles quantités ont été dégagées. Or c'est un matériel lourd : avantage de se propager moins loin, inconvénient de s'enterrer plus vite (et d'atteindre des réserves d'eau avant qu'une décontamination, même partielle, de la zone puisse être engagée).

    A propos de l'importance du savoir et de la diffusion de la connaissance, je rejoins en tout point ce commentaire de grunt bien qu'étant à pririo plutot anti-nucléaire, tandisque moi plutot pro-nucléaire. Et je pense que la balance qui, à l'époque, avait conduit au choix de ne pas, ou mal, expliquer est la source essentielle de la peur.

    La connaissance peut engendrer la peur, c'est vrai (par exemple savoir que les pastilles d'iode c'est génial pour l'iode, mais bien insuffisant). C'est peut être (certainement ?) ce qui a conduit à une certaine omerta sur le sujet pendant longtemps. Mais au delà de la peur, une fois passée, il y a l'idée d'abnégation, et de connaissance de l'ensemble de dangers et des enjeux. Des enjeux. Et qu'un certain égoïsme peut les faire oublier. Ok.

    Mais aujourd'hui cette désinformation, du moins cette chape de plomb, cette omerta, sert essentiellement le camp des anti-nucléaires. Paradoxalement. C'était un donc mauvais choix initialement. Tout comme ressasser des idioties telles "équivalent en bananes" ou "pas de morts", ce ne sont ni les questions essentielles, ni l'information nécessaire à une compréhension minimale pour tous.

    Or la compréhension minimale pour tous et la connaissance nécessaire afin que chacun puisse peser les enjeux réels, est aujourd'hui essentielle si on souhaite ne pas se borner à être "pro ou anti" mais examiner les solutions les meilleures, pour tous, durablement. La probabilité de la peur dans l'opinion ne vaut plus le même poids que l'importance de l'information. Il en va de la vie d'un secteur de pointe, et stratégique, pour tous.