La Qualité, c'est fournir au client ce qu'il demande ou ce qui lui est proposé sur catalogue, ni plus, ni moins et cela au prix annoncé.
Ainsi, sur une automobile, il est inutile d'améliorer une pièce capable de tenir 500 Mm (1 Mm = 1000 km) si d'autres ne peuvent durer plus de 100 Mm. Et si cette pièce peut être produite à un coût inférieur pour une durée de vie de 300 Mm, ce sera fait.
La conséquence est que pour tirer vers le bas le prix des produits, il faut économiser sur tous les composants de façon homogène de façon que leur durée de vie (par l'usure) soit identique.
Un exemple est le briquet jetable : il faut que la molette et la pierre aient une durée de vie permettant d'utiliser tout le gaz, il est inutile d'aller au delà.
Dans le cas de la lampe à filament de tungstène, on a remplacé le vide poussé qui lui assurait une grande longévité par un gaz neutre considérablement moins onéreux.
Pour un qualiticien, prévoir une extension future et hautement probable non demandée par le client est une non-qualité même si elle ne coûte rien. De la même façon, il trouvera que le Mac-Do c'est parfait car on y fournit exactement la mal-bouffe annoncée, donc c'est conforme. Ces deux exemples montrent les limites de la démarche "Qualité".
Pour terminer cette brève dissertation, gardons nous de tout dogmatisme et de tout jugement à l'emporte-pièce. La Qualité, c'est bien mais ses limites sont trop souvent ignorées. Parfois, la Qualité, c'est juste faire un gros dossier... Vous ne le croyez pas ? Pourtant, je l'ai vu.
# Qualité
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Obsolescence du matériel et taux de panne. Évalué à 10.
La Qualité, c'est fournir au client ce qu'il demande ou ce qui lui est proposé sur catalogue, ni plus, ni moins et cela au prix annoncé.
Ainsi, sur une automobile, il est inutile d'améliorer une pièce capable de tenir 500 Mm (1 Mm = 1000 km) si d'autres ne peuvent durer plus de 100 Mm. Et si cette pièce peut être produite à un coût inférieur pour une durée de vie de 300 Mm, ce sera fait.
La conséquence est que pour tirer vers le bas le prix des produits, il faut économiser sur tous les composants de façon homogène de façon que leur durée de vie (par l'usure) soit identique.
Un exemple est le briquet jetable : il faut que la molette et la pierre aient une durée de vie permettant d'utiliser tout le gaz, il est inutile d'aller au delà.
Dans le cas de la lampe à filament de tungstène, on a remplacé le vide poussé qui lui assurait une grande longévité par un gaz neutre considérablement moins onéreux.
Pour un qualiticien, prévoir une extension future et hautement probable non demandée par le client est une non-qualité même si elle ne coûte rien. De la même façon, il trouvera que le Mac-Do c'est parfait car on y fournit exactement la mal-bouffe annoncée, donc c'est conforme. Ces deux exemples montrent les limites de la démarche "Qualité".
Pour terminer cette brève dissertation, gardons nous de tout dogmatisme et de tout jugement à l'emporte-pièce. La Qualité, c'est bien mais ses limites sont trop souvent ignorées. Parfois, la Qualité, c'est juste faire un gros dossier... Vous ne le croyez pas ? Pourtant, je l'ai vu.