Ce que tu écris me rappelle l'introduction du chapitre de TAoCP (Knuth) consacré aux nombres pseudo aléatoires: Knuth y raconte ses erreurs de jeunesse, il souhaitait construire un générateur de nombres aléatoires 'hachtement bien en empilant des méthodes apparemment toutes plus ingénieuses les unes que les autres qui poussaient les bits de la graine aléatoire dans une danse virevoltante, et surtout vers un cycle suffisamment court pour être visible à l'œil nu!
La morale de son histoire est que plus un système est complexe, moins on est capable de l'analyser et d'en énoncer des propriétés intéressantes. En cryptographie on veut avoir confiance dans le fait qu'un système est difficile à casser, techniquement on démontre des théorèmes du genre «Victor décrypte le message de Alice à Bob» équivaut à «Victor sait résoudre telle problème de maths» et on monte un cryptosystème dont la casse équivaut à un problème de maths réputé insoluble.
Un deuxième point est que si tu empiles deux cryptosystèmes S et T pour coder ton message m, le message codé est donc S(T(m)), le petit Victor peut utiliser tout ce qu'il sait sur la forme des messages générés par T pour casser S.
Mais bon, je le concède, ma réponse est celle d'un néophyte.
[^] # Re: Petite question de néophite
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse à la dépêche GnuTLS ajoute le support de DTLS. Évalué à 4.
Ce que tu écris me rappelle l'introduction du chapitre de TAoCP (Knuth) consacré aux nombres pseudo aléatoires: Knuth y raconte ses erreurs de jeunesse, il souhaitait construire un générateur de nombres aléatoires 'hachtement bien en empilant des méthodes apparemment toutes plus ingénieuses les unes que les autres qui poussaient les bits de la graine aléatoire dans une danse virevoltante, et surtout vers un cycle suffisamment court pour être visible à l'œil nu!
La morale de son histoire est que plus un système est complexe, moins on est capable de l'analyser et d'en énoncer des propriétés intéressantes. En cryptographie on veut avoir confiance dans le fait qu'un système est difficile à casser, techniquement on démontre des théorèmes du genre «Victor décrypte le message de Alice à Bob» équivaut à «Victor sait résoudre telle problème de maths» et on monte un cryptosystème dont la casse équivaut à un problème de maths réputé insoluble.
Un deuxième point est que si tu empiles deux cryptosystèmes S et T pour coder ton message m, le message codé est donc S(T(m)), le petit Victor peut utiliser tout ce qu'il sait sur la forme des messages générés par T pour casser S.
Mais bon, je le concède, ma réponse est celle d'un néophyte.