Ah ben ouais, avec plein d'hypothèses on peut aller très loin. Ben non, justement, les stats montrent le risque réel, et permet de comparer.
Non, les stats ne montrent pas le risque réel, elles nous montrent juste que depuis 30 ans il n'y a pas eu de catastrophes nucléaires. Et la différence est fondamentale, car ces stats sont faussées par le fait que si une telle catastrophe arrivait (catastrophe = non pas juste une horreur comme Tchernobyl, mais un continent rasé, invivable pour l'éternité.), le nucléaire serait banni de l'humanité. C'est tout le problème des cygnes noirs.
Donc non, le rapport des risques routiers et nucléaire n'est pas égal au rapport des nombres de morts passés. Le risque est bien plus dur à évaluer, comme le montre l'exemple japonais. Il y a grosso modo un accident grave (Tchernobyl, Three Mile Island, Fukushima) tous les dix ans. C'est beaucoup. Ces accidents ont été relativement limités, mais est-ce grâce à la chance ou est-ce que les accidents plus graves sont vraiment impossibles ? Et impossible sous quelles hypothèses ? (météorite ?!) Le problème du nucléaire est que le pire cas est tellement abominable qu'il doit être impossible. D'où la volonté de certains de renoncer au nucléaire.
Enfin il y a le problème de gouvernance du nucléaire. Les responsables/investisseurs ne jouent-ils pas à "Pile je gagne, face tu perds" avec la société ? Proportionnellement à ce que risque la société, ce que risque quelqu'un comme Bouygues ou un actionnaire de TEPCO ? Quasiment rien. D'où une crainte justifiée de voire ceux-ci s'en mettre plein les fouilles pendant des années et disparaitre si il y a un accident. Comme les actionnaires et dirigeants de Union Carbide à Bophal. D'où un problème de confiance.
Donc oui, il y a des raisons intrinsèques de se méfier du nucléaire, et non ton attitude hautaine n'est pas justifiée.
[^] # Re: Même pas
Posté par oao . En réponse au journal fusion ou fission autour du nucléaire ?. Évalué à 3.
Non, les stats ne montrent pas le risque réel, elles nous montrent juste que depuis 30 ans il n'y a pas eu de catastrophes nucléaires. Et la différence est fondamentale, car ces stats sont faussées par le fait que si une telle catastrophe arrivait (catastrophe = non pas juste une horreur comme Tchernobyl, mais un continent rasé, invivable pour l'éternité.), le nucléaire serait banni de l'humanité. C'est tout le problème des cygnes noirs.
Donc non, le rapport des risques routiers et nucléaire n'est pas égal au rapport des nombres de morts passés. Le risque est bien plus dur à évaluer, comme le montre l'exemple japonais. Il y a grosso modo un accident grave (Tchernobyl, Three Mile Island, Fukushima) tous les dix ans. C'est beaucoup. Ces accidents ont été relativement limités, mais est-ce grâce à la chance ou est-ce que les accidents plus graves sont vraiment impossibles ? Et impossible sous quelles hypothèses ? (météorite ?!) Le problème du nucléaire est que le pire cas est tellement abominable qu'il doit être impossible. D'où la volonté de certains de renoncer au nucléaire.
Enfin il y a le problème de gouvernance du nucléaire. Les responsables/investisseurs ne jouent-ils pas à "Pile je gagne, face tu perds" avec la société ? Proportionnellement à ce que risque la société, ce que risque quelqu'un comme Bouygues ou un actionnaire de TEPCO ? Quasiment rien. D'où une crainte justifiée de voire ceux-ci s'en mettre plein les fouilles pendant des années et disparaitre si il y a un accident. Comme les actionnaires et dirigeants de Union Carbide à Bophal. D'où un problème de confiance.
Donc oui, il y a des raisons intrinsèques de se méfier du nucléaire, et non ton attitude hautaine n'est pas justifiée.