Par Jean-Marc Jancovici, de mémoire en 2009 (en tout cas longtemps avant Fukushima).
Les réacteurs à sels fondus (HTR / SSR) ont beaucoup beaucoup d'avantages d'un point de vue
sécurité (la réaction marche de moins en moins bien avec l'augmentation de la température),
disponibilité du combustible (le thorium est à peu près aussi présent que le plomb sur Terre),
déchets produits (comme tu disais)
Ils sont toutefois deux défauts :
la technologie nécessaire emprunte autant à la physique qu'à la chimie, c'est assez complexe
ils produisent des rayonnements importants en cours d'exploitation, mais avec nos connaissances actuelles en robotique on pourrait télé-opérer les zones à risque (le cœur quoi).
Dans les années 70, on a opté pour les réacteurs à uranium parce que ceux au Thorium nécessitaient de toute façon un système d'enrichissement de l'uranium pour démarrer. Aujourd'hui, il y a des réacteurs expérimentaux complets qui fonctionnent aux USA. Le CEA a un chapitre dessus sur son site : http://nucleaire.cea.fr/fr/nucleaire_futur/autres_voies.htm
Enfin, il ne faut pas accuser les politiques de cacher des choses à la population sur le nucléaire : ils n'y comprennent absolument rien. Et ce pour une bonne raison : depuis le lancement de la filière en France, toute la gestion a été entièrement déléguée à une "caste" (ou plutôt "corporation"), les X-Mines, qui sont censés être l'élite de la nation : ils ont fait la meilleure école scientifique et en sont sortis dans les premiers. À l'origine c'est une bonne idée pour un secteur aussi pointu, mais maintenant que les habitudes sont prises, il y a un "effet de groupe" qui fait que les politiques reçoivent à peu près autant d'informations qu'une blonde qui va chez un garagiste.
# Quelques commentaires
Posté par Aurélien Bompard (site web personnel) . En réponse au journal fusion ou fission autour du nucléaire ?. Évalué à 10.
Un petit cours en deux vidéos sur les rayonnements ionisants et leurs ordres de grandeur :
Par Jean-Marc Jancovici, de mémoire en 2009 (en tout cas longtemps avant Fukushima).
Les réacteurs à sels fondus (HTR / SSR) ont beaucoup beaucoup d'avantages d'un point de vue
Ils sont toutefois deux défauts :
Dans les années 70, on a opté pour les réacteurs à uranium parce que ceux au Thorium nécessitaient de toute façon un système d'enrichissement de l'uranium pour démarrer. Aujourd'hui, il y a des réacteurs expérimentaux complets qui fonctionnent aux USA. Le CEA a un chapitre dessus sur son site : http://nucleaire.cea.fr/fr/nucleaire_futur/autres_voies.htm
Enfin, il ne faut pas accuser les politiques de cacher des choses à la population sur le nucléaire : ils n'y comprennent absolument rien. Et ce pour une bonne raison : depuis le lancement de la filière en France, toute la gestion a été entièrement déléguée à une "caste" (ou plutôt "corporation"), les X-Mines, qui sont censés être l'élite de la nation : ils ont fait la meilleure école scientifique et en sont sortis dans les premiers. À l'origine c'est une bonne idée pour un secteur aussi pointu, mais maintenant que les habitudes sont prises, il y a un "effet de groupe" qui fait que les politiques reçoivent à peu près autant d'informations qu'une blonde qui va chez un garagiste.