• # Mais à qui servent les environnements Desktop?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Test de gnome 3. Évalué à 2.

    Longtemps je n'ai pas utilisé d'environnement «desktop» mais me suis baladé entre ION, WMAKER et quelques autres WM. La seule fonctionnalité des «desktop» qui me manquait, c'est la petite magie des fichiers DESKTOP qui permettent au «file manager» de proposer quelques alternatives pertinentes lorsqu'on veut maniper un fichier: le luxe quoi! Le point qui m'a définitivement séduit dans XFCE, outre la légèreté, c'est quelques thèmes bien rétros et la petite horloge «so XCLOCK» qu'on peut mettre dans leur PANEL. Ça paraît un peu «cheap» comme liste de «killer features» mais vu que dans une session typique je lance un terminal, un EMACS et un SEAMONKEY point barre (chacun maximisé, avec une police DVJU MONOTYPE 18 pour ne pas trop me fatiguer à lire) ...

    Beaucoup de bla-bla pour dire que les fonctionnalités des environnements «desktop», je ne m'en sers tellement pas que je n'en connais même pas la liste! Si on sait un tant soit peu se servir d'un système UNIX, un WM et un FM potables, c'est tout ce qui compte, non? Et à la rigueur le FM n'est pas indispensable!

    Il me semble que l'intérêt principal des environnements «desktop» est de rendre la machine facile à utiliser pour celui qui veut en savoir le moins possible. Avoir un tel système sous la main permet de l'utiliser comme base pour déployer une solution logicielle sophistiquée dans une entreprise. Par exemple, on peut proposer à un cabinet d'avocats d'affaires le déploiement de stations de travail, intégrant une suite de bureautique, des méthodes de sauvegarde, quelques mesure de sécurité et encore quelques outils spécifiques. En disposant d'un environnement «desktop» à la GNOME, KDE ou XFCE pour relier entre eux tous ces éléments on se libère de la contrainte culturelle obligeant les avocats, pour continuer sur cet exemple, à travailler sous MS-Windows: le temps d'adaptation au nouveau système devrait être rapide.

    À mon sens, pour être le plus utile, un environnement «desktop» doit-être, dans son mode «sortie d'usine», aussi banal, consensuel et peu innovant que possible. C'est pas folichon, mais dans ce type de projet, la place des paris risqués est à l'horizon de ce que l'utilisateur flemmard et pas très formé peu voir, pas sur le devant de la scène.