XMPP fonctionne à peu près correctement en tant que protocole de messagerie instantanée, mais contrairement à ce que soutiennent ses partisans il n'est ni générique ni efficace.
XMPP repose sur XML ce qui le rend :
lourd, c'est pas gigantesque mais ça joue quand même
lent, d'autant plus que tous les serveurs sont censés valider chaque paquet si je me souviens bien
incapable de transporter efficacement (ni base64 ni ouverture d'une nouvelle connexion) des données binaires comme des images
XMPP n'est pas basé sur des concepts génériques qui permettraient une factorisation du code et des standards :
PubSub n'est qu'une XEP parmi d'autres alors que ce concept fondamental devrait être au cœur du protocole, par exemple pour gérer la liste de contacts
la sémantique de base ( <message>, <presence> et <iq> ) est liée à la messagerie alors qu'elle devrait se focaliser sur le routage des paquets dans le réseau XMPP
XMPP ne règle pas le problème de l'identité sur Internet, le JID est dépendant du serveur et en changer est pénible
Bref, XMPP est un vieux protocole et la XSF fait partie de la même église que le W3C, celle de la rétro-compatibilité à tout prix et de la vision à court terme. Maintenir voire améliorer XMPP est tout à fait louable, mais réfléchir à sa succession me parait nécessaire si l'on ne veut pas que les futures innovations soient privatisées et privatrices comme l'est Facebook aujourd'hui.
# Bataille perdue d'avance
Posté par Changaco (site web personnel) . En réponse à la dépêche XMPP au printemps, le grand rafraîchissement. Évalué à 4.
XMPP fonctionne à peu près correctement en tant que protocole de messagerie instantanée, mais contrairement à ce que soutiennent ses partisans il n'est ni générique ni efficace.
Bref, XMPP est un vieux protocole et la XSF fait partie de la même église que le W3C, celle de la rétro-compatibilité à tout prix et de la vision à court terme. Maintenir voire améliorer XMPP est tout à fait louable, mais réfléchir à sa succession me parait nécessaire si l'on ne veut pas que les futures innovations soient privatisées et privatrices comme l'est Facebook aujourd'hui.