En lisant leur décalration de "faillite" ,je me dis qu'ils mettent le doigt sur la plus grosse faiblesse du "Libre" : l'évolution des utilisateurs en autre chose qu'une fin de chaîne, autre chose que celui qui tire égoïstement profit du travail de tous les autres.
Je veux dire : combien parmi nous contribuent financièrement à défaut de pouvoir développer du code ou rédiger une documentation ? Combien ne considèrent pas que le gros travail qui va permettre une Debian OU une Mandrake leur est dû et qu'il n'y a pas de raison de payer pour quelque chose qui est "gratuit" ? Ne réfléchissent même pas à la quantité de travail qui est offerte !
Free beer comme dit l'ami RMS.
Il y a une grosse année que j'ai découvert l'idéologie GNU et ça m'a enthousiasmé. Même si je reste essentiellement sous windows vu mon incompétence dans Linux (pas de troll : je n'arrive pas à faire des choses ou à régler du matériel sous linux, et je plante mes PC sous Linux, c'est tout: si quelqu'un veut passer une demi journée à m'explquer ce qui merde je suis OK et prêt à abandonner Windows).
Bref, j'ai été enthousiasmé pas la philosphie GNU, mais j'ai vite aussi ressenti ce que déplorent un peu ces gars qui ferment leur revue : l'idée de "gratuité" est trop souvent confondue avec "je me sers et puis bybye".
La gratuité et la liberté c'est celle qui existe dans une "communauté", et communauté ça signifie "en commun" partager les fruits du travail mais aussi les efforts chacun selon ses moyens. Comme ils le disent,je crois, le temps libre ne suffit pas pour faire un tel boulot...
Voilà.
J'avais envie de dire que cette triste fermeture nous rappelait que tout ce travail on ne nous l'avait peut-être pas offert pour faire des économies d'argent à dépenser en CD ou en sorties (ou en t-shirt rouge pour les plus râleurs ;-)).
C'est là où se rejoignent et divergent absolument l'idéologie propriétaire et Libre : les utilisateurs sont nécessaires à la survie des "sociétés" des deux camps. D'un côté ils doivent payer pour utiliser un produit imposé, et sans leur argent la société propriétaire ferait faillite (à quand un boycott de crosoft, Sony et AOL/Warner?je me répète...).
De l'autre côté, Libre, on nous laisse la liberté de payer ou pas /développer ou pas /orienter ou pas un produit presque taillé sur mesure. Sans cet effort, financier également, le Libre se casserait la gueule comme le propriétaire.
Dans les deux cas on attend quelque chose de nous, y compris du fric. Dans le premier on parie sur notre manque de liberté de choix et notre "conformisme/paresse" de consomateur. Dans le second on parie sur notre intelligence et notre lucidité.
David
# une remarque
Posté par David Bosman . En réponse à la dépêche Linux Weekly News: dernière édition. Évalué à 10.
Je veux dire : combien parmi nous contribuent financièrement à défaut de pouvoir développer du code ou rédiger une documentation ? Combien ne considèrent pas que le gros travail qui va permettre une Debian OU une Mandrake leur est dû et qu'il n'y a pas de raison de payer pour quelque chose qui est "gratuit" ? Ne réfléchissent même pas à la quantité de travail qui est offerte !
Free beer comme dit l'ami RMS.
Il y a une grosse année que j'ai découvert l'idéologie GNU et ça m'a enthousiasmé. Même si je reste essentiellement sous windows vu mon incompétence dans Linux (pas de troll : je n'arrive pas à faire des choses ou à régler du matériel sous linux, et je plante mes PC sous Linux, c'est tout: si quelqu'un veut passer une demi journée à m'explquer ce qui merde je suis OK et prêt à abandonner Windows).
Bref, j'ai été enthousiasmé pas la philosphie GNU, mais j'ai vite aussi ressenti ce que déplorent un peu ces gars qui ferment leur revue : l'idée de "gratuité" est trop souvent confondue avec "je me sers et puis bybye".
La gratuité et la liberté c'est celle qui existe dans une "communauté", et communauté ça signifie "en commun" partager les fruits du travail mais aussi les efforts chacun selon ses moyens. Comme ils le disent,je crois, le temps libre ne suffit pas pour faire un tel boulot...
Voilà.
J'avais envie de dire que cette triste fermeture nous rappelait que tout ce travail on ne nous l'avait peut-être pas offert pour faire des économies d'argent à dépenser en CD ou en sorties (ou en t-shirt rouge pour les plus râleurs ;-)).
C'est là où se rejoignent et divergent absolument l'idéologie propriétaire et Libre : les utilisateurs sont nécessaires à la survie des "sociétés" des deux camps. D'un côté ils doivent payer pour utiliser un produit imposé, et sans leur argent la société propriétaire ferait faillite (à quand un boycott de crosoft, Sony et AOL/Warner? je me répète...).
De l'autre côté, Libre, on nous laisse la liberté de payer ou pas /développer ou pas /orienter ou pas un produit presque taillé sur mesure. Sans cet effort, financier également, le Libre se casserait la gueule comme le propriétaire.
Dans les deux cas on attend quelque chose de nous, y compris du fric. Dans le premier on parie sur notre manque de liberté de choix et notre "conformisme/paresse" de consomateur. Dans le second on parie sur notre intelligence et notre lucidité.
David
-1 encore une fois pour bavardage intempestif