Non, effectivement, ça ne suffit pas.
Cela, c'est bien ce qui s'est passé dans les différentes centrales japonaises touchées pas le séisme : dès que les secousses ont été ressenties, la fission nucléaire a été stoppée.
Problème : même une fois la réaction stoppée, il reste des particules résiduelles qui se désintègre, produisant notamment encore de la chaleur. C'est pour cela qu'il faut continuer à refroidir le combustible : pour que ces restes instables finissent de se désintégrer et arrêtent de produire de la chaleur.
En lisant les communiqués de presse de tepco, j'ai vu qu'il a fallut quatre jours, dans les autres centrales, pour que le combustible atteignent la température "froide" attendue ( 100°C). Mais ces combustibles continuent à chauffer encore un peu pendant de long mois. Aussi, une fois sortie du réacteur, on les stocke dans des piscines. Le refroidissement nécessaire pour celles-ci est bien plus faible que le refroidissement nécessaire pour un réacteur, mais non nul. Et c'est le problème du réacteur 4 de Fukushima Daiichi. Le réacteur était à l'arrêt pour maintenance, et le combustible stocké dans une piscine. De fait, moins chaud que les réacteurs 1, 2 et 3, et donc ça n'a pas causé de problèmes au début. Mais la température à finit par revenir à 100°c, et donc l'eau à s'évaporer. Plus d'eau => plus de refroidissement => Ouïe problème.
Accessoirement, plus d'eau => matière radioactive à l'air libre => Pas glop du tout, surtout que ces piscines ne sont pas dans une enceinte de confinement (qu'en est il en France ?).
Je ne suis pas un spécialiste, mais c'est globalement une partie de ce que j'ai compris du problème. Arrêter la réaction de fission est insuffisant.
[^] # Re: refroidissement actif/passif
Posté par Xavier Teyssier (site web personnel) . En réponse au journal Nucléaire : Problèmes moteurs de secours des centrales française 900MW. Évalué à 4.
Non, effectivement, ça ne suffit pas.
Cela, c'est bien ce qui s'est passé dans les différentes centrales japonaises touchées pas le séisme : dès que les secousses ont été ressenties, la fission nucléaire a été stoppée.
Problème : même une fois la réaction stoppée, il reste des particules résiduelles qui se désintègre, produisant notamment encore de la chaleur. C'est pour cela qu'il faut continuer à refroidir le combustible : pour que ces restes instables finissent de se désintégrer et arrêtent de produire de la chaleur. En lisant les communiqués de presse de tepco, j'ai vu qu'il a fallut quatre jours, dans les autres centrales, pour que le combustible atteignent la température "froide" attendue ( 100°C). Mais ces combustibles continuent à chauffer encore un peu pendant de long mois. Aussi, une fois sortie du réacteur, on les stocke dans des piscines. Le refroidissement nécessaire pour celles-ci est bien plus faible que le refroidissement nécessaire pour un réacteur, mais non nul. Et c'est le problème du réacteur 4 de Fukushima Daiichi. Le réacteur était à l'arrêt pour maintenance, et le combustible stocké dans une piscine. De fait, moins chaud que les réacteurs 1, 2 et 3, et donc ça n'a pas causé de problèmes au début. Mais la température à finit par revenir à 100°c, et donc l'eau à s'évaporer. Plus d'eau => plus de refroidissement => Ouïe problème. Accessoirement, plus d'eau => matière radioactive à l'air libre => Pas glop du tout, surtout que ces piscines ne sont pas dans une enceinte de confinement (qu'en est il en France ?).
Je ne suis pas un spécialiste, mais c'est globalement une partie de ce que j'ai compris du problème. Arrêter la réaction de fission est insuffisant.