Je ne connais pas précisément ce qui se passe pour les chanteurs et musiciens, mais je connais mieux pour la littérature.
Les cas d'auto-édition rentable sont rares, très rares. Il est certains que l'on gagne plus d'argent en auto-édition qu'en étant édité par un éditeur, mais il faut que le livre se vende (en clair, qu'il soit distribué) et c'est pas gagné.
Un éditeur n'offre pas seulement comme service d'imprimer un ouvrage (ca, n'importe quel imprimeur peut le faire). Il offre, un travail éditorial (dans les bonnes maisons), une distribution conséquente, de la publicité.
C'est en fonction de ces services que l'on accepte de "s'enchaîner" à un éditeur. Et croyez-moi, j'ai reçu mon contrat de Flammarion et les chaînes sont subtiles.
Un auteur, "cède" ses droits à l'éditeur. En fait, sa marge de négociation est faible quand il débute.
Dans le domaine de l'écriture, la propriété intellectuelle existe, mais sous deux formes : droits patrimoniaux, et droits annexes. Les premiers sont la propriété inaliénable de l'auteur (droit moral, essentiellement), mais rapportent que dalle. Les deuxièmes sont dans les mains de l'éditeur (et ce sont eux qui rapportent). En fait, certains collectifs d'auteurs demandent que les contrats ne cèdent les droits annexes que pour une durée limitée à 5 ans (et non à 75ans). Ben c'est pas facile.
Tout ceci pour dire que les relations entre un artiste et son éditeur sont complexes et qu'il s'agit d'un équilibre entre les avantages "possibles" pour chaque acteur de ce marché.
L'art n'ayant que peu à voir avec tout ça, et les petits comme les grands sont à la même enseigne.
[^] # Re: invitation a la reflexion...
Posté par Paquet Olivier . En réponse à la dépêche Conférence sur la Propriété intellectuelle. Évalué à 1.
Les cas d'auto-édition rentable sont rares, très rares. Il est certains que l'on gagne plus d'argent en auto-édition qu'en étant édité par un éditeur, mais il faut que le livre se vende (en clair, qu'il soit distribué) et c'est pas gagné.
Un éditeur n'offre pas seulement comme service d'imprimer un ouvrage (ca, n'importe quel imprimeur peut le faire). Il offre, un travail éditorial (dans les bonnes maisons), une distribution conséquente, de la publicité.
C'est en fonction de ces services que l'on accepte de "s'enchaîner" à un éditeur. Et croyez-moi, j'ai reçu mon contrat de Flammarion et les chaînes sont subtiles.
Un auteur, "cède" ses droits à l'éditeur. En fait, sa marge de négociation est faible quand il débute.
Dans le domaine de l'écriture, la propriété intellectuelle existe, mais sous deux formes : droits patrimoniaux, et droits annexes. Les premiers sont la propriété inaliénable de l'auteur (droit moral, essentiellement), mais rapportent que dalle. Les deuxièmes sont dans les mains de l'éditeur (et ce sont eux qui rapportent). En fait, certains collectifs d'auteurs demandent que les contrats ne cèdent les droits annexes que pour une durée limitée à 5 ans (et non à 75ans). Ben c'est pas facile.
Tout ceci pour dire que les relations entre un artiste et son éditeur sont complexes et qu'il s'agit d'un équilibre entre les avantages "possibles" pour chaque acteur de ce marché.
L'art n'ayant que peu à voir avec tout ça, et les petits comme les grands sont à la même enseigne.