A contrario, vouloir trouver une solution judiciaire à chaque conflit, et donc faciliter cette voie (avec les class actions par exemple), ne me semble profitable pour personne.
C'est accroitre le coût de la Justice (et donc "appauvrir" le contribuable avec un budget de l'Etat limité), réduire le service rendu (au travers de clauses contractuelles par exemple), et alourdir la note payée par le consommateur final (contre-mesures commerciales/tarifaires).
La judiciarisation du conflit c'est le rendre monnayable.
Dans d'autres domaines, médical par exemple, le soin s'est vu drastiquement limité ces dernières années "grace" aux nombreux procès de malades (moins de soignants dans certaines spécialités à risques, baisse de la qualité de soin, diminution du risque pris et limitations imposées par les décharges) alors que d'autres voies étaient possibles (prévention/intervention du conseil de l'ordre par exemple).
Dans le cas d'offres commerciales, il y a aussi d'autres possibilités offertes au consommateur, notamment refuser l'achat.
Peut-être que si on favorisait l'esprit critique (à priori) de ce dernier plutôt que le tribunal (à posteriori), nous ferions un grand pas dans le sens de la sélection naturelle...
[^] # Re: Justice ?
Posté par Quzqo . En réponse à la dépêche Racketiciel : changement de stratégie et grande audition. Évalué à 3.
A contrario, vouloir trouver une solution judiciaire à chaque conflit, et donc faciliter cette voie (avec les class actions par exemple), ne me semble profitable pour personne.
C'est accroitre le coût de la Justice (et donc "appauvrir" le contribuable avec un budget de l'Etat limité), réduire le service rendu (au travers de clauses contractuelles par exemple), et alourdir la note payée par le consommateur final (contre-mesures commerciales/tarifaires).
La judiciarisation du conflit c'est le rendre monnayable.
Dans d'autres domaines, médical par exemple, le soin s'est vu drastiquement limité ces dernières années "grace" aux nombreux procès de malades (moins de soignants dans certaines spécialités à risques, baisse de la qualité de soin, diminution du risque pris et limitations imposées par les décharges) alors que d'autres voies étaient possibles (prévention/intervention du conseil de l'ordre par exemple).
Dans le cas d'offres commerciales, il y a aussi d'autres possibilités offertes au consommateur, notamment refuser l'achat.
Peut-être que si on favorisait l'esprit critique (à priori) de ce dernier plutôt que le tribunal (à posteriori), nous ferions un grand pas dans le sens de la sélection naturelle...