• # Ce n'est pas fini

    Posté par . En réponse au journal Explosion dans une centrale nucléaire au Japon. Évalué à 7.

    D'abord, le type de centrale en cause est un type avec un seul circuit de refroidissement.

    Ensuite , qu'a-t-on comme informations ? La centrale, les centrales se sont arrêtées automatiquement au moment du gros tremblement de terre . Mais une centrale, c'est pas une cafetière. Faut la refroidir, même à l'arrêt. Les barres de combustibles ont simplement été retirées du cœur. La réaction s'atténue très vite, mais les températures maintiennent des activités importantes et des réactions parasites , tant nucléaires que chimiques, peuvent se produire en cas d'absence de circulation de refroidissant.
    Pour ça, les centrales sont pourvues de 3 groupes électrogènes Diesel permettant d'entretenir le circuit de refroidissement.
    Manque de pot, un ensemble de raz de marées dont le plus important atteignait au niveau de la côte 10 mètres de haut ( soit 4 mètres au-dessus des digues anti raz-de-marées ... ) est venu noyer les moteurs Diesel.
    Plouf. Plus d'électricité pour refroidir les centrales, provoquant une première dégradation de produit de refroidissement.
    24 heures plus tard , explosion, apparemment d'hydrogène provenant semble-t-il d'une réaction chimique parasite provoquée par le dénoyage du réacteur.
    En gros, le liquide de refroidissement ne circule pas , la température au cœur monte, le liquide bout, dénoyant le réacteur, il résulte de ce problème la formation d'hydrogène, puis, une soupape de sécurité au cœur du circuit s'ouvre, dégageant la vapeur d'eau et d'hydrogène qui se confinent dans l'enceinte extérieure du bâtiment, ceci est prouvé par l'augmentation de la radioactivité à proximité de la centrale.
    Enfin, suite à une " réplique " ( mais peut-on parler de réplique lorsqu'il y a autant de tremblements de terre supérieurs à 6 sur l'échelle de Richter sur la même région ? ), étincelle provoquant l'explosion spectaculaire de l'hydrogène accumulée.

    -> Ces vapeurs proviennent du circuit hydraulique en contact avec le réacteur, elles sont radioactives et porteuses de matières fusibles.
    -> S'il s'agit d'hydrogène, le cœur du réacteur a subi des dommages irréversibles permanents.
    -> Rien ne nous permet de savoir ce qui a provoqué ce dénoyage, si c'est l'ajout abondant de liquide de refroidissement dans le circuit surchauffé, le redémarrage du circuit de refroidissement, ou le fait qu'il soit resté en panne durant toute cette période. Motus des autorités sur les raisons réelles de l'apparition des ces gaz . D'ailleurs, en parlant d'hydrogène, je m'avance énormément, ça pourrait n'être en fait que de la vapeur d'eau sous pression. ( mais je n'y crois pas ).
    -> Rien ne présage de l'évolution de ce cœur dans les prochains jours. En particulier si le refroidissement n'est pas assuré en permanence. La situation est-elle sous contrôle ? Motus des autorités sur ce qu'ils essaient de faire pour contrôler la situation, les procédures qu'ils tentent d'appliquer et leurs résultats. Les conséquences humaines et matérielles sur ces procédures. On ne sait pas non plus si le raz de marée a eu des conséquences humaines sur les personnels de la centrale ou leurs famille. Bref, " Ce n'est pas une catastrophe nucléaire " ( Eric Besson )...
    De la part des autorités Japonaises, qui, comprenons-le, ont autre chose à foutre en ce moment, ça ressemble à Charles Pasqua en 1986 qui proclamait que : " Le nuage de Tchernobyl s'est arrêté sur le Rhin ."
    Je connais personnellement des cancéreux de la thyroide qui auraient aimé avoir reçu le conseil de bouffer de l'Iode , en 1986.

    Les 3 autres réacteurs de la centrale en question sont potentiellement dans le même état.

    Si vous habitez en Polynésie Française, bouffez des plaquettes d'Iode.

    Sedullus dux et princeps Lemovicum occiditur