Il faut aussi rappeler qu'il n'y a pas qu'une façon de faire de la fusion nucléaire, de la même façon qu'il n'y a pas qu'une façon de faire de la fission.
Pour la fusion, quasiment toutes les techniques envisagées jusqu'ici fonctionnent par "pulsations", un peu comme un moteur thermique de voiture : on créée une explosion dans une chambre, on récupère l'énergie (chaleur / électrons / rayons électromagnétiques). Donc en cas de problème, on arrête d'injecter du carburant, et c'est réglé. Voir la page Wikipédia anglophone pour une idée de la situation : http://en.wikipedia.org/wiki/Fusion_power
Au passage, il y a certaines conceptions qui sont fonctionnelles depuis les années 70, mais qui nécessitent un trop gros investissement pour en faire une usine fonctionnelle (on parle de dizaines de milliards). Voir par exemple la fusion par atomes lourds (http://www.youtube.com/watch?v=2emKoMgZ03U), qui nécessite un accélérateur de particules.
Certains disent que le modèle le plus recherché aujourd'hui (Tokamak, le design torroïdal) est le moins bon et le moins probable d'aboutir, d'où les retards permanents.
Pour la fission, la technique actuellement utilisée a beaucoup d'inconvénients par rapport à d'autres, notamment par rapport aux réacteurs à Thorium (http://en.wikipedia.org/wiki/LFTR). Les réacteurs à Thorium sont bien mieux protégés contre l'emballement :
ils fonctionnent de moins en moins bien avec l'augmentation de la température,
ils produisent un poison pour la réaction qu'il faut activement filtrer hors du système si on veut que ça continue
Des réacteurs expérimentaux fonctionnels ont été réalisés, il n'y a plus de défis technologiques de ce côté. Et le Thorium est en bien plus grande quantité dans la croûte terrestre que l'uranium fissile.
Mais voilà, vu les capitaux investis dans le modèle actuel, c'est dur de changer.
[^] # Re: Fusion
Posté par Aurélien Bompard (site web personnel) . En réponse au journal Explosion dans une centrale nucléaire au Japon. Évalué à 8.
Il faut aussi rappeler qu'il n'y a pas qu'une façon de faire de la fusion nucléaire, de la même façon qu'il n'y a pas qu'une façon de faire de la fission.
Pour la fusion, quasiment toutes les techniques envisagées jusqu'ici fonctionnent par "pulsations", un peu comme un moteur thermique de voiture : on créée une explosion dans une chambre, on récupère l'énergie (chaleur / électrons / rayons électromagnétiques). Donc en cas de problème, on arrête d'injecter du carburant, et c'est réglé. Voir la page Wikipédia anglophone pour une idée de la situation : http://en.wikipedia.org/wiki/Fusion_power
Au passage, il y a certaines conceptions qui sont fonctionnelles depuis les années 70, mais qui nécessitent un trop gros investissement pour en faire une usine fonctionnelle (on parle de dizaines de milliards). Voir par exemple la fusion par atomes lourds (http://www.youtube.com/watch?v=2emKoMgZ03U), qui nécessite un accélérateur de particules.
Certains disent que le modèle le plus recherché aujourd'hui (Tokamak, le design torroïdal) est le moins bon et le moins probable d'aboutir, d'où les retards permanents.
Pour la fission, la technique actuellement utilisée a beaucoup d'inconvénients par rapport à d'autres, notamment par rapport aux réacteurs à Thorium (http://en.wikipedia.org/wiki/LFTR). Les réacteurs à Thorium sont bien mieux protégés contre l'emballement :
Une petite vidéo là-dessus : http://www.youtube.com/watch?v=AHs2Ugxo7-8
Des réacteurs expérimentaux fonctionnels ont été réalisés, il n'y a plus de défis technologiques de ce côté. Et le Thorium est en bien plus grande quantité dans la croûte terrestre que l'uranium fissile.
Mais voilà, vu les capitaux investis dans le modèle actuel, c'est dur de changer.