Damnède, je me suis fait avoir par markdown pour mes sauts de ligne. Voici le même message un peu plus lisible (en supposant que d'aucuns souhaitent le lire).
Bonjour et merci pour ce témoignage.
Le score de -45 pour ce journal était prévisible, la descente en flèche dans les commentaires l'est aussi, cependant je trouve très courageux d'avoir proposé d'adopter cet enfant, et je pense effectivement que l'avortement a remplacé l'adoption dans une grande mesure, malheureusement pour ces 200 000 petits par ans (en France).
Quant à la question de la liberté, je vois plusieurs entraves à la liberté de choisir :
l'information à sens unique (si lors d'un diagnostic prénatal un problème est détecté, c'est bien automatiquement vers l'avortement dit "thérapeutique" (alors qu'on ne soigne personne) qu'on est dirigé. La proposition de donner, pour information, une liste d'associations donc l'activité est relative à l'affection détectée (trisomie 21 par exemple), afin que la patiente puisse faire un choix éclairé, a été rejetée par l'assemblée nationale car vue comme "trop de pression" ! Un comble quand on connaît la pression en faveur de l'avortement dans les faits.
l'engrenage des procédures,
la (trop grande ? Jehane va me tuer si elle lit ça.) facilité : quand la question se pose, avorter est souvent plus facile que de garder l'enfant
l'opinion de la société, en particulier sur le handicap et la dépendance. Beaucoup de gens bien portants estiment qu'il vaut mieux être mort que handicapé et/ou dépendant... L'opinion des personnes réellement dépendantes est souvent plus nuancé, même s'il y a une part de culpabilité d'être un "poids" pour la société. Et pourtant si j'en avais besoin, je serais content que la société me permette de vivre malgré un handicap même très lourd (genre Locked-In Syndrome par exemple) et fasse tout pour que je vive mieux plutôt que de hater ma mort... Mais je dérive vers le sujet de l'eugénisme, qui s'il n'est pas si éloigné, n'est pas ici le coeur du sujet.
la perte de la conscience de la grandeur de toute vie à naître, le droit à continuer de vivre devenant moins important aux yeux de la société que le droit de la mère à choisir. Ou qu'il vaut mieux à un enfant non désiré par ses parents biologiques de ne pas vivre (en oubliant l'existence de l'adoption). Oui, l'enfant va sûrement en souffrir, mais depuis quand l'existence de souffrances rend-elle la vie indigne d'être vécue ? Dans certains cas extrêmes, on peut se poser la question, mais dans d'autres on surestime le poids de la souffrance.
J'en profite, quitte à aggraver mon cas, pour mettre un lien vers un article écrit par koztoujours en réaction à la déclaration d'un député qui s'étonnait que seuls 96% des enfants atteints de trisomie 21 soient avortés, ce qui a bien sûr extrêmement blessé les 4% restants (eh oui, ils pensent et éprouvent...), leurs parents, leurs proches et ceux qui les aident. L'article va un peu dans ton sens sur la question de la liberté de choisir en relatant la manière dont la détection d'un risque de trisomie a été géré par le corps médical.
[^] # Re: Encouragement
Posté par Samuel Verschelde (site web personnel) . En réponse au journal [Journée internationale de la femme] droit, peine et liberté. Évalué à -3.
Damnède, je me suis fait avoir par markdown pour mes sauts de ligne. Voici le même message un peu plus lisible (en supposant que d'aucuns souhaitent le lire).
Bonjour et merci pour ce témoignage.
Le score de -45 pour ce journal était prévisible, la descente en flèche dans les commentaires l'est aussi, cependant je trouve très courageux d'avoir proposé d'adopter cet enfant, et je pense effectivement que l'avortement a remplacé l'adoption dans une grande mesure, malheureusement pour ces 200 000 petits par ans (en France).
Quant à la question de la liberté, je vois plusieurs entraves à la liberté de choisir :
l'information à sens unique (si lors d'un diagnostic prénatal un problème est détecté, c'est bien automatiquement vers l'avortement dit "thérapeutique" (alors qu'on ne soigne personne) qu'on est dirigé. La proposition de donner, pour information, une liste d'associations donc l'activité est relative à l'affection détectée (trisomie 21 par exemple), afin que la patiente puisse faire un choix éclairé, a été rejetée par l'assemblée nationale car vue comme "trop de pression" ! Un comble quand on connaît la pression en faveur de l'avortement dans les faits.
l'engrenage des procédures,
la (trop grande ? Jehane va me tuer si elle lit ça.) facilité : quand la question se pose, avorter est souvent plus facile que de garder l'enfant
l'opinion de la société, en particulier sur le handicap et la dépendance. Beaucoup de gens bien portants estiment qu'il vaut mieux être mort que handicapé et/ou dépendant... L'opinion des personnes réellement dépendantes est souvent plus nuancé, même s'il y a une part de culpabilité d'être un "poids" pour la société. Et pourtant si j'en avais besoin, je serais content que la société me permette de vivre malgré un handicap même très lourd (genre Locked-In Syndrome par exemple) et fasse tout pour que je vive mieux plutôt que de hater ma mort... Mais je dérive vers le sujet de l'eugénisme, qui s'il n'est pas si éloigné, n'est pas ici le coeur du sujet.
la perte de la conscience de la grandeur de toute vie à naître, le droit à continuer de vivre devenant moins important aux yeux de la société que le droit de la mère à choisir. Ou qu'il vaut mieux à un enfant non désiré par ses parents biologiques de ne pas vivre (en oubliant l'existence de l'adoption). Oui, l'enfant va sûrement en souffrir, mais depuis quand l'existence de souffrances rend-elle la vie indigne d'être vécue ? Dans certains cas extrêmes, on peut se poser la question, mais dans d'autres on surestime le poids de la souffrance.
J'en profite, quitte à aggraver mon cas, pour mettre un lien vers un article écrit par koztoujours en réaction à la déclaration d'un député qui s'étonnait que seuls 96% des enfants atteints de trisomie 21 soient avortés, ce qui a bien sûr extrêmement blessé les 4% restants (eh oui, ils pensent et éprouvent...), leurs parents, leurs proches et ceux qui les aident. L'article va un peu dans ton sens sur la question de la liberté de choisir en relatant la manière dont la détection d'un risque de trisomie a été géré par le corps médical.
Le lien : http://www.koztoujours.fr/?p=11304
Je n'étais parti que pour un mot d'encouragement, je me suis un peu étalé :/