Tu as un argument rationnel prouvant qu'un fœtus ou un embryon de moins de [insère ici un âge de ton choix] n'est pas humain ?
Le débat n'est pas sur le fait d'être humain, mais sur le fait d'être un individu (humain). Les cellules de mes ongles sont humaines, mais personne ne se mobilise quand je me coupe les ongles.
Il y a des anti-avortement qui disent que quelque chose est un individu s'il a le potentiel de devenir un individu, mais ça pose des problèmes dès qu'on regarde les cas limites (un spermatozoïde, c'est un être humain ?) D'autres disent que Dieu donne une âme au futur bébé dès sa conception, mais ce n'est pas un argument rationnel, c'est un argument de foi. Si on exige des arguments rationnels, je ne vois pas grand chose d'autre que le développement soit du système nerveux soit de la conscience.
Après, je comprends tout à fait que des gens convaincus de l'existence d'une âme soient contre l'avortement, mais je pense également qu'ils vont avoir pas mal de problèmes éthiques à gérer avec l'avancement des biotechnologies, qui rend la frontière entre humain et non-humain plus floue.
[^] # Re: Mouais
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse au journal 8 mars 2011 : International Women Day. Évalué à 3.
Le débat n'est pas sur le fait d'être humain, mais sur le fait d'être un individu (humain). Les cellules de mes ongles sont humaines, mais personne ne se mobilise quand je me coupe les ongles.
Il y a des anti-avortement qui disent que quelque chose est un individu s'il a le potentiel de devenir un individu, mais ça pose des problèmes dès qu'on regarde les cas limites (un spermatozoïde, c'est un être humain ?) D'autres disent que Dieu donne une âme au futur bébé dès sa conception, mais ce n'est pas un argument rationnel, c'est un argument de foi. Si on exige des arguments rationnels, je ne vois pas grand chose d'autre que le développement soit du système nerveux soit de la conscience.
Après, je comprends tout à fait que des gens convaincus de l'existence d'une âme soient contre l'avortement, mais je pense également qu'ils vont avoir pas mal de problèmes éthiques à gérer avec l'avancement des biotechnologies, qui rend la frontière entre humain et non-humain plus floue.