• [^] # Re: Mauvaise définition du capitalisme

    Posté par . En réponse au journal Esprit du libre = Capitalisme. Évalué à 7.

    Boarf, l'utilitarisme en économie, ça ne sert finalement qu'à des postulats pas trop chers en hypothèses, genre la décroissance de l'utilité marginale. Au total, je doute que beaucoup de gens croient réellement que des individus élaborent des relations de préordre total dans leurs petits cerveaux. Je me méfie des gens qui critiquent l'efficience des marchés ou l'utilitarisme. Je les soupçonne la plupart du temps d'être en fait allergiques aux modèles et plus largement de refuser en bloc la méthode scientifique. On peut tout à fait pointer du doigt les défaillances du système actuel en utilisant ce corpus académique que tu fustige. En vérité, c'est ce que font la plupart des économistes. Évitons donc les raccourcis.

    M'enfin c'est pas le débat. Tu as raison, avec Marx, d'insister sur la notion de propriété. Je ne vois pas comment rejeter le rôle des marchés pour définir le capitalisme. Dans tous les cas, je suis étonné qu'on ne fasse pas référence à la définition la plus communément admise indiquant simplement que le capitalisme est un régime d'accumulation du capital. Bon ce ne sont que des gros mots, on peut se mettre sur la tronche longtemps là-dessus (cf #economics sur freenode, un beau repère à troll).

    Je ne suis pas trop d'accord avec toi, le libre ne me semble pas vraiment compatible avec le capitalisme, du moins pas le capitalisme que nous connaissons depuis deux siècles. En effet, il ne permet pas de tirer un profit à partir du capital investi, c'est bien le service rendu qui est rémunéré. Pour simplifier, je dirais que dans l'idée, breveter un algorithme, c'est capitaliste, alors qu'embaucher un prof de math, c'est plus proche du libre. Pour tout dire, je pense que le libre est une opportunité pour améliorer largement le système, le rendre plus juste. Ne lui assignons pas cette lourde tâche mais ce serait quand même sacrément bien!