...pendant lequel on améliore aussi sa technique de programmation, sa capacité d'auto-formation, d'auto-gestion, de transmission du savoir (séminaires, conférences, enseignement), d'anglais technique.
Mais ce n'est pas ce que l'on demande à un ingénieur tous les jours. On lui demande de prévoir le temps que prendra son boulot, on lui demande de s'organiser pour minimiser le cout de développement (diminuer le temp de dev ou augmenter la qualité pour éviter la gestion des bugs), on lui demande de bosser en équipe, en grosse équipe, de gérer le code historique (je crois que c'est la partie que les docteurs ont l'air d'avoir le plus de mal).
Vu de l'extérieur, le docteur en info a l'air de vouloir bosser sur ses trucs (forcément pointu) et surtout pas que l'on y touche et surtout pas que l'extérieur puisse influencer ce qu'il y a dedans. Le docteur en info ne comprends pas l'industrie qui gère depuis longtemps des projets énormes qu'un seul homme ne pourra jamais faire seul (une nouvelle version de Tanenbaum vs Torvalds ?).
L'exemple typique qui me vient en tête, c'est que les chercheurs de l'INRIA ne savent même pas ce que d'autres chercheurs font dans leur domaine. Je suis quasiment sûr que les personnes ayant développer Ocaml, Lisaac, Smarteffel ou Cduce, ne se sont jamais rencontré pour fusionner leur idée voir même ne se connaissent pas.
[^] # Re: Les jeunes fuient les filières scientifiques ?
Posté par Nicolas Boulay (site web personnel) . En réponse au journal Populariser la science informatique. Évalué à 2.
...pendant lequel on améliore aussi sa technique de programmation, sa capacité d'auto-formation, d'auto-gestion, de transmission du savoir (séminaires, conférences, enseignement), d'anglais technique.
Mais ce n'est pas ce que l'on demande à un ingénieur tous les jours. On lui demande de prévoir le temps que prendra son boulot, on lui demande de s'organiser pour minimiser le cout de développement (diminuer le temp de dev ou augmenter la qualité pour éviter la gestion des bugs), on lui demande de bosser en équipe, en grosse équipe, de gérer le code historique (je crois que c'est la partie que les docteurs ont l'air d'avoir le plus de mal).
Vu de l'extérieur, le docteur en info a l'air de vouloir bosser sur ses trucs (forcément pointu) et surtout pas que l'on y touche et surtout pas que l'extérieur puisse influencer ce qu'il y a dedans. Le docteur en info ne comprends pas l'industrie qui gère depuis longtemps des projets énormes qu'un seul homme ne pourra jamais faire seul (une nouvelle version de Tanenbaum vs Torvalds ?).
L'exemple typique qui me vient en tête, c'est que les chercheurs de l'INRIA ne savent même pas ce que d'autres chercheurs font dans leur domaine. Je suis quasiment sûr que les personnes ayant développer Ocaml, Lisaac, Smarteffel ou Cduce, ne se sont jamais rencontré pour fusionner leur idée voir même ne se connaissent pas.
"La première sécurité est la liberté"