Comme on l'a dit précédemment, ce n'est pas parce que les gens s'orientent vers un bac S que ça poursuit vers des cursus scientifiques.
Car à l'heure actuelle, le bac S est le plus généraliste des bacs lui offrant la quasi totalité des voies post-bac. Sa seule faiblesse résident dans l'absence d'économie.
Et pour preuve, le bac S est le bac présentant le plus de matière en terminale, dont beaucoup de matières littéraires alors que le bac L et ES délaissent en général les sciences à la fin de la première donnant une grande pluralité au bac S. Toute ceci explique l'attrait du bac S, c'est celui qui ouvre le plus de portes, tu prends donc moins de risques en y rentrant.
Mais plusieurs études ont pointé le manque de formation d'ingénieurs en France (comprendre qu'on en forme moins que la demande du marché et ce chaque année). Et ceci va s'aggraver avec le papy boom qui va conduire à la perte de nombreux ingénieurs ou scientifiques en fin de carrière qui ne pourront être remplacés faute d'étudiants.
Le problème aussi je pense de la recherche informatique est sa place mal précisée. En France elle est considérée comme une « sous matière » car souvent rattachée à une autre en tant qu'outils ou extension de son champ de domaine. Et cela se reflète dans les formations posts-bacs, pour le moment aucune formation publique en France ne proposent d'emblée de l'informatique comme matière dominante, dans les facultés il faut partager quelques années avec les cours destinés aux matheux (l'informatique est donc au début qu'une extension des maths) ou alors se lancer dans la bio informatique (l'informatique est donc un outil pour la biologie).
Alors, bien sûr qu'il faut des mathématiques dans la science informatique, mais est-ce nécessaire en faculté de partager deux ans le même programme que les matheux ? Je ne pense pas. Mais ce problème s'est posé aussi de mémoire dans d'autres pays comme les États-Unis lors des balbutiements de la matière où sa classification était problématique.
Une solution pour donner de l'attrait aux jeunes de la science informatique, l'enseigner au collège/lycée... Ceci pourrait d'ailleurs (si le programme est bien fait) faire taire certaines idées reçues que la population a de cette matière forte passionnante.
[^] # Re: Les jeunes fuient les filières scientifiques ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Populariser la science informatique. Évalué à 3.
Comme on l'a dit précédemment, ce n'est pas parce que les gens s'orientent vers un bac S que ça poursuit vers des cursus scientifiques.
Car à l'heure actuelle, le bac S est le plus généraliste des bacs lui offrant la quasi totalité des voies post-bac. Sa seule faiblesse résident dans l'absence d'économie. Et pour preuve, le bac S est le bac présentant le plus de matière en terminale, dont beaucoup de matières littéraires alors que le bac L et ES délaissent en général les sciences à la fin de la première donnant une grande pluralité au bac S. Toute ceci explique l'attrait du bac S, c'est celui qui ouvre le plus de portes, tu prends donc moins de risques en y rentrant.
Mais plusieurs études ont pointé le manque de formation d'ingénieurs en France (comprendre qu'on en forme moins que la demande du marché et ce chaque année). Et ceci va s'aggraver avec le papy boom qui va conduire à la perte de nombreux ingénieurs ou scientifiques en fin de carrière qui ne pourront être remplacés faute d'étudiants.
Le problème aussi je pense de la recherche informatique est sa place mal précisée. En France elle est considérée comme une « sous matière » car souvent rattachée à une autre en tant qu'outils ou extension de son champ de domaine. Et cela se reflète dans les formations posts-bacs, pour le moment aucune formation publique en France ne proposent d'emblée de l'informatique comme matière dominante, dans les facultés il faut partager quelques années avec les cours destinés aux matheux (l'informatique est donc au début qu'une extension des maths) ou alors se lancer dans la bio informatique (l'informatique est donc un outil pour la biologie). Alors, bien sûr qu'il faut des mathématiques dans la science informatique, mais est-ce nécessaire en faculté de partager deux ans le même programme que les matheux ? Je ne pense pas. Mais ce problème s'est posé aussi de mémoire dans d'autres pays comme les États-Unis lors des balbutiements de la matière où sa classification était problématique.
Une solution pour donner de l'attrait aux jeunes de la science informatique, l'enseigner au collège/lycée... Ceci pourrait d'ailleurs (si le programme est bien fait) faire taire certaines idées reçues que la population a de cette matière forte passionnante.