On peut être déconcerté par une autre observation. Les élèves les plus brillants de la série S s’orientent vers les CPGE où ils retrouvent un encadrement très pesant avec un système de « colles » quasi permanent. On peut être inquiet par le fait que les futures « élites » de la Nation ne cherchent nullement à quitter les certitudes de l’adolescence.
C'est pourtant très vrai. D'ailleurs, on constate souvent, dans la recherche, que les meilleurs chercheurs, les plus créatifs, sont plutôt issus du milieu universitaire que du diptyque CPGE/Grandes Écoles. Je suis de plus en plus persuadé que les jeunes se complaisent de plus en plus à être mis sur des « rails » de la maternelle au Bac (15 ans d'ingurgitation et régurgitation de cours et d'exercices-procédures, avec pour tout choix en fin d'année que d'aller dans l'année suivante), et cherchent à y rester le plus longtemps possible. Ils sont déjà tout perdus au moment de choisir un lycée (qu'on finit par choisir à la proximité, ou à la « réputation »), puis un bac (en fait, forcément S quand on a pas trop pris de retard avant), mais alors face aux choix d'études supérieures et de carrière, c'est le grand flou artistique...
En plus, faire CPGE/Grande École pour faire de l'informatique, c'est pas vraiment idéal : les formations en informatique des Grandes Écoles, c'est quand même plus une vague initiation qu'autre chose (à quelques exceptions près, notamment dans les écoles spécialisées, le plus souvent privées d'ailleurs). J'ai travaillé dans un laboratoire d'informatique chez Thales. Le responsable (pas né de la dernière pluie) avait depuis longtemps arrêté de prendre des stagiaires de chez X/Centrale, qui passaient 6 mois de stage à ne faire que de l'auto-formation, en faveur des DEA/DESS (à l'époque).
[^] # Re: Les jeunes fuient les filières scientifiques ?
Posté par scand1sk (site web personnel) . En réponse au journal Populariser la science informatique. Évalué à 1.
C'est pourtant très vrai. D'ailleurs, on constate souvent, dans la recherche, que les meilleurs chercheurs, les plus créatifs, sont plutôt issus du milieu universitaire que du diptyque CPGE/Grandes Écoles. Je suis de plus en plus persuadé que les jeunes se complaisent de plus en plus à être mis sur des « rails » de la maternelle au Bac (15 ans d'ingurgitation et régurgitation de cours et d'exercices-procédures, avec pour tout choix en fin d'année que d'aller dans l'année suivante), et cherchent à y rester le plus longtemps possible. Ils sont déjà tout perdus au moment de choisir un lycée (qu'on finit par choisir à la proximité, ou à la « réputation »), puis un bac (en fait, forcément S quand on a pas trop pris de retard avant), mais alors face aux choix d'études supérieures et de carrière, c'est le grand flou artistique...
En plus, faire CPGE/Grande École pour faire de l'informatique, c'est pas vraiment idéal : les formations en informatique des Grandes Écoles, c'est quand même plus une vague initiation qu'autre chose (à quelques exceptions près, notamment dans les écoles spécialisées, le plus souvent privées d'ailleurs). J'ai travaillé dans un laboratoire d'informatique chez Thales. Le responsable (pas né de la dernière pluie) avait depuis longtemps arrêté de prendre des stagiaires de chez X/Centrale, qui passaient 6 mois de stage à ne faire que de l'auto-formation, en faveur des DEA/DESS (à l'époque).