J'ai vraiment l'impression qu'en France on ne valorise pas suffisamment les métiers scientifiques et techniques. Je vais surtout parler d'informatique, mais je pense que ça s'applique aussi aux autres métiers scientifiques et techniques.
De ce que j'ai vu, il n'y a pas ou très peu de développeurs expérimentés dans les grosses boites françaises. Dès que vous avez de l'expérience on vous pousse à être chef de projet ou Truc Architecte (plus le titre est ronflant plus vous faites de la gestion, et accessoirement on vous éloigne de ce que vous faites bien).
Au niveau des salaires c'est encore plus flagrant, on gagne beaucoup plus en étant commercial ou manager qu'en travaillant dans un domaine technique (l'exemple le plus criant étant le salaire modeste des chercheurs).
Il me semble que c'est relativement différent dans le modèle anglo-saxon, où on trouve facilement des développeurs expérimentés, reconnus et bien payés (en gros ils ont compris qu'avant de vendre un produit il faut le concevoir).
Ce n'est en tout cas pas un hasard s'il y a aussi peu de boites qui vendent des produits logiciels en France.
# Un problème de reconnaissance
Posté par letsyl . En réponse au journal Populariser la science informatique. Évalué à 10.
J'ai vraiment l'impression qu'en France on ne valorise pas suffisamment les métiers scientifiques et techniques. Je vais surtout parler d'informatique, mais je pense que ça s'applique aussi aux autres métiers scientifiques et techniques.
De ce que j'ai vu, il n'y a pas ou très peu de développeurs expérimentés dans les grosses boites françaises. Dès que vous avez de l'expérience on vous pousse à être chef de projet ou Truc Architecte (plus le titre est ronflant plus vous faites de la gestion, et accessoirement on vous éloigne de ce que vous faites bien).
Au niveau des salaires c'est encore plus flagrant, on gagne beaucoup plus en étant commercial ou manager qu'en travaillant dans un domaine technique (l'exemple le plus criant étant le salaire modeste des chercheurs).
Il me semble que c'est relativement différent dans le modèle anglo-saxon, où on trouve facilement des développeurs expérimentés, reconnus et bien payés (en gros ils ont compris qu'avant de vendre un produit il faut le concevoir).
Ce n'est en tout cas pas un hasard s'il y a aussi peu de boites qui vendent des produits logiciels en France.