• # Compléments...

    Posté par . En réponse au journal Combien valent les exoplanètes ?. Évalué à 4.

    La démarche est intéressante, quoiqu’en disent certains, mais elle occulte pas mal de chose. Je ne vais pas en faire un prose, comme seul patrick_g sait en faire (faux-cul : check;), mais en vrac.

    L’intérêt, scientifique, de la recherche d’exo-planètes supplémentaires permettra à l’avenir de faire des classifications et des statistiques. On pourra en apprendre plus sur les caractéristiques des systèmes planétaires et leur formation. Car rappelons que pour le moment nous n’avons réellement qu’un seul exemple, et que pour tester des théories et des modèles ce n’est pas la panacée.

    Il me semble aussi qu’on détecte, et on détectera, pas mal de naines brunes, et plus généralement des systèmes binaires d’étoiles ; potentiellement on peut apprendre de ces systèmes, sur la formation des systèmes multiples, leur fréquence, la limite entre étoile et planètes, etc.

    De plus la principale méthode actuellement utilisée se base sur l’observation de la vitesse de l’étoile (via le redshift, ou blueshift, observé dans leur spectre), vitesse induite par l’attraction gravitationnelle de la planète sur son étoile. Rapellons le haut et fort : cette méthode ne donne qu’une estimation minimale de la masse des planètes. Par contre avec un grand nombre de planète, et par simple raisonnement géométrique on peut faire intervenir des probabilité d’avoir telle ou telle masse. Et l’information devient pertinente.

    Le satellite, outre sa recherche d’exo-planète, va surtout étudier la variabilité des étoiles. Le second sujet d’étude est moins sexy que le premier, alors on en vend qu’un. Mais en apprendre plus sur la structure des étoiles, et indirectement leur évolution, est aussi un sujet très important d’étude en astronomie.

    Le second point à propos du satellite est qu’il utilise une autre méthode pour détecter les planètes : par éclipse de son étoile. À chaque méthode de détection correspond des intervalles de paramètres différents : on ne détecte pas, à priori, les même planètes suivant qu’on utilise la spectroscopie ou l’éclipse, de plus les observables sont différentes (à priori l’éclipse permettra de connaître la taille de la planète, tandis que la spectroscopie donne une masse minimale).