J'ai pas dit que la recherche de la connaissance est impossible, j'ai dit que si la connaissance a la prétention à la globalité, elle a l'obligation d'être contradictoire. Il est impossible si on est cohérent avec soi-même de tout savoir pour tout le monde, ou même pour soi (on n'est pas seul). Mais l'incomplétude d'un savoir n'empêche pas sa maximisation. Si on ne sait pas comment bien agir, au moins on peut essayer de savoir comment agir au mieux. Cette connaissance, savoir comment agir au mieux, je la considère possible. De considérer qu'il y ait une connaissance, certes incomplète, mais une connaissance quand même qu'on puisse avoir, ce n'est pas relativiste.
Après comme d'office je pose que cette connaissance est par nature incomplète et que je vais me heurter à d'autres qui penseront autrement, que je sais que je ne peux pas savoir à leur place ce qui est le mieux pour eux, la seule manière de le savoir est de leur demander. Ce qui suppose un terrain de discussion commun, donc de me battre en brèche moi-même dans le cas où je reconnais une altérité radicale. Les termes négocier et discuter semblent pacifiques, c'est oublier que la violence, le fait de forcer à ouvrir un espace commun (rares sont les apathiques totaux) existe dans la discussion des corps comme dans les paroles. De plus si on considère qu'il y a des violences destructrices comme constructrices, que seule la première est mauvaise, la violence dans l'échange n'est pas forcément un souci en soi.
Vu comme ça la politique est le fait d'essayer en permanence de tisser/négocier les liens qu'on pense/sache être les meilleurs avec les autres. Qu'il faille avoir des couilles pour oser se mesurer aux autres, pour oser essayer d'agir en fonction de ce que l'on pense être mieux, je suis d'accord. Mais avec la testostérone et les amphétamines, ou la mise en danger de soi-même, on risque de tomber tout seul dans les pièges qu'on se tient toujours soi-même. Sans doute les premiers endroits où te mèneront les malintentionnés.
Donc en ce qui concerne Hadopi, le logiciel libre, sans l'univers ni le reste, je suis d'accord qu'il faut parler/négocier, à vrai dire autant que tu te sens concerné, que tu as l'impression que de telles mesures visent à te détruire, à t'empêcher de faire ce que tu penses être le mieux à faire. Avec le gros problème que la société est aujourd'hui organisée de telle manière que seule une minorité a la parole, le pouvoir, les moyens pour les imposer. Tu peux voir ça comme une incitation à être d'autant plus vindicatif.
Mais après tout si tout le monde est d'accord sur le fait que le partage, c'est bien, je pense qu'un pouvoir qui impose y compris physiquement que le partage c'est mal ne va pas durer longtemps. D'autant moins d'ailleurs que tu auras conquis le monde entier à un argumentaire complet sur les avantages du partage. Ceux qui en vivent comme les bobos
Ce que je fais déjà aussi moi-même d'ailleurs, mais peut-être pas pour les mêmes raisons ^_-
[^] # Re: Hadopi la loi inapplicable :)
Posté par llaxe . En réponse au sondage La loi Hadopi va-t-elle permettre de faire diminuer le piratage en France ?. Évalué à 1.
Après comme d'office je pose que cette connaissance est par nature incomplète et que je vais me heurter à d'autres qui penseront autrement, que je sais que je ne peux pas savoir à leur place ce qui est le mieux pour eux, la seule manière de le savoir est de leur demander. Ce qui suppose un terrain de discussion commun, donc de me battre en brèche moi-même dans le cas où je reconnais une altérité radicale. Les termes négocier et discuter semblent pacifiques, c'est oublier que la violence, le fait de forcer à ouvrir un espace commun (rares sont les apathiques totaux) existe dans la discussion des corps comme dans les paroles. De plus si on considère qu'il y a des violences destructrices comme constructrices, que seule la première est mauvaise, la violence dans l'échange n'est pas forcément un souci en soi.
Vu comme ça la politique est le fait d'essayer en permanence de tisser/négocier les liens qu'on pense/sache être les meilleurs avec les autres. Qu'il faille avoir des couilles pour oser se mesurer aux autres, pour oser essayer d'agir en fonction de ce que l'on pense être mieux, je suis d'accord. Mais avec la testostérone et les amphétamines, ou la mise en danger de soi-même, on risque de tomber tout seul dans les pièges qu'on se tient toujours soi-même. Sans doute les premiers endroits où te mèneront les malintentionnés.
Donc en ce qui concerne Hadopi, le logiciel libre, sans l'univers ni le reste, je suis d'accord qu'il faut parler/négocier, à vrai dire autant que tu te sens concerné, que tu as l'impression que de telles mesures visent à te détruire, à t'empêcher de faire ce que tu penses être le mieux à faire. Avec le gros problème que la société est aujourd'hui organisée de telle manière que seule une minorité a la parole, le pouvoir, les moyens pour les imposer. Tu peux voir ça comme une incitation à être d'autant plus vindicatif.
Mais après tout si tout le monde est d'accord sur le fait que le partage, c'est bien, je pense qu'un pouvoir qui impose y compris physiquement que le partage c'est mal ne va pas durer longtemps. D'autant moins d'ailleurs que tu auras conquis le monde entier à un argumentaire complet sur les avantages du partage. Ceux qui en vivent comme les bobos
Ce que je fais déjà aussi moi-même d'ailleurs, mais peut-être pas pour les mêmes raisons ^_-