Et comment font-ils pour conserver plusieurs centaines de litres de lait produits chaque semaine pour le vendre litre par litre au particulier qui voudra bien se déplacer jusque là? Sans savoir s'ils vendraient effectivement l'équivalent d'une production journalière chaque jour?
Mais je suis bien conscient de ce qu'apporte une coop par rapport à la vente au détail... Et c'est là tout le problème : on peut pas à la fois choisir le type de client (coop/réseau de distribution) avec tous les avantages que cela apporte tout en choisissant le prix de vente...
En fait ce qu'ils voudraient, si je comprends bien, c'est choisir le client et choisir le prix auquel le client achète, c'est pas un peu fort de café ?
Crois-tu que l'état laisserait distribuer du lait sans aucun doute de «mauvaise qualité» et non traité à ces pauvre gens du peuple au risque de les rendre malades?
Je sais pas, je vais au marché, y'a du lait fermier vendu directement par le producteur, pourtant il se fait pas enmerder.
C'était tout simplement le seul moyen de vivre décemment à une certaine époque où les taux d'intérêts permettaient ces investissements.
On leur a imposé leur métier, on leur a imposé le taille de l'exploitation et on leur a imposé d'investir. Un peu plus et on dirait des machines sans cerveaux.
Les petits ont disparu et les plus grands sont devenus plus grands avec toujours plus de sophistications dans le matériel pour rester compétitif.
Ca sert à quoi d'être compétitif quand t'es pas rentable ?
Je crois que le fond du problème est ailleur : les agriculteurs sont plongés dans une économie de marché, et "subissent" naturellement la politique des prix, ce qui devrait logiquement amener les moins bons dans cette compétition à disparaître, et donc logiquement à faire baisser la production, ce qui conduirait à faire remonter les prix. Les aides faussent tout : les agriculteurs sont aidés pour survivre, la surproduction continue, les prix restent largement bas et les distributeurs peuvent imposer leurs tarifs.
Après on peut trouver cette situation innacceptable (avoir des agriculteurs qui "coulent" comme de vulgaires PME parcque le marché est vorace). Mais dans ce cas faut changer totalement de mode de fonctionnement et pas s'amuser à "aider" les agriculteurs dans le même marché : il faudrait que l'état contrôle la production en assurant un salaire fixe aux agriculteurs.
Un mode beaucoup plus "communiste" mais qui paraît (pour ce type de ressources, ne pas généraliser), la seule façon d'assurer une source de revenus stable aux agriculteurs tout en contrôlant la production.
[^] # Re: Je déteste le lait industriel ...
Posté par TImaniac (site web personnel) . En réponse au sondage La date de péremption des produits laitiers. Évalué à 3.
Mais je suis bien conscient de ce qu'apporte une coop par rapport à la vente au détail... Et c'est là tout le problème : on peut pas à la fois choisir le type de client (coop/réseau de distribution) avec tous les avantages que cela apporte tout en choisissant le prix de vente...
En fait ce qu'ils voudraient, si je comprends bien, c'est choisir le client et choisir le prix auquel le client achète, c'est pas un peu fort de café ?
Crois-tu que l'état laisserait distribuer du lait sans aucun doute de «mauvaise qualité» et non traité à ces pauvre gens du peuple au risque de les rendre malades?
Je sais pas, je vais au marché, y'a du lait fermier vendu directement par le producteur, pourtant il se fait pas enmerder.
C'était tout simplement le seul moyen de vivre décemment à une certaine époque où les taux d'intérêts permettaient ces investissements.
On leur a imposé leur métier, on leur a imposé le taille de l'exploitation et on leur a imposé d'investir. Un peu plus et on dirait des machines sans cerveaux.
Les petits ont disparu et les plus grands sont devenus plus grands avec toujours plus de sophistications dans le matériel pour rester compétitif.
Ca sert à quoi d'être compétitif quand t'es pas rentable ?
Je crois que le fond du problème est ailleur : les agriculteurs sont plongés dans une économie de marché, et "subissent" naturellement la politique des prix, ce qui devrait logiquement amener les moins bons dans cette compétition à disparaître, et donc logiquement à faire baisser la production, ce qui conduirait à faire remonter les prix. Les aides faussent tout : les agriculteurs sont aidés pour survivre, la surproduction continue, les prix restent largement bas et les distributeurs peuvent imposer leurs tarifs.
Après on peut trouver cette situation innacceptable (avoir des agriculteurs qui "coulent" comme de vulgaires PME parcque le marché est vorace). Mais dans ce cas faut changer totalement de mode de fonctionnement et pas s'amuser à "aider" les agriculteurs dans le même marché : il faudrait que l'état contrôle la production en assurant un salaire fixe aux agriculteurs.
Un mode beaucoup plus "communiste" mais qui paraît (pour ce type de ressources, ne pas généraliser), la seule façon d'assurer une source de revenus stable aux agriculteurs tout en contrôlant la production.