Premier point, quand je me suis mis à Linux j'ai essayé pas mal de distrib, ça fait déjà un paquet d'années donc ce que je vais dire est très certainement obsolète.
Ma machine était un machin fait de bric et de broc à la grande limite du totalement incompatible, et très exotique, vieux, et étrange. Redhat, Suse et Mandrake ont toutes failli réussir à faire marcher le serveur X, mais soit c'était ignoble avec des parasites, soit affreux avec un mode graphique désolant, soit ça marchait à l'install et plus après.
Avec la Slack, il n'a juste pas cherché à le configurer, donc ça n'a pas planté lamentablement, et affreusement, comme avec les autres, puisqu'elle n'a rien fait. Et là je suis allé voir dans /etc/X11, et j'ai testé les outils xf86config et cie, et en rien de temps ça s'est mis à marcher, avec le fichier de conf originel très bien commenté, j'ai compris comment j'avais réussi à faire marcher ça. J'étais très content, je suis resté.
Mais en fait c'est un peu tout l'esprit Slackware qui était là : la Slack ne te fait pas un gosse dans le dos, tu contrôles très bien ce qui tourne dessus. Les fichiers de confs par défaut sont très bien fait, rangés à leur place, et fortement commentés. Et comparée à certaines mandrake (pas les plus récentes) soi-disant user-friendly à l'install, elle est beauuuucoup plus simple à installer.
Depuis bientôt 7 ans que je l'utilise, je n'ai jamais eu l'impression qu'elle régressait. Les logiciels sont à jour, et les mises à jour fonctionnent.
Et pour quelqu'un qui souhaite vraiment utiliser un système GNU/Linux en comprenant ce qu'il fait et en allant admirer les rouages, ces fichiers de conf commentés et organisés de façon compréhensible sont un réel atout : il va avoir du cambouis sur les mains très vite, mais il apprendra des choses et les retiendra.
Autre atout majeur : ces superbes paquets tgz sans gestion directe de dépendances. Sous slack tu peux sciemment installer un paquet qui ne fonctionnera pas parce qu'il lui manque une lib, et le reste de ton système va continuer à fonctionner aussi bien qu'avant, tu pourras faire des mises à jour, installer/enlever des paquets, sans que ce paquet-ci ne perturbe le système. Et ça ça te donne vraiment le sentiment que ton OS fait ce que tu veux, pas ce qu'il croit que tu veux. C'est très utile si tu développes un liveCD de pas être emmerdé par un système de paquet qui se met en travers de tes optimisations !
"Pas de gestion de dépendances ? Pouah !"
Que nenni ! Il existe swaret qui vérifie les dépendances réelles des paquets installés. Certes l'opération est longuette, mais tu es sûr du résultat. Slackpkg te maintient parfaitement à jour sur les paquets officiels sans efforts. Et on commence à voir arriver des interfaces de gestion de paquets sous X parfaitement utilisables.
Les systèmes à base de donnée sont plus rapides et gère des dépendances a priori, mais ils font ça sur un système théorique. Efface à la main une lib, et ta debian ou ta redhat ne se rendront compte de rien, excepté que les logiciels qui en dépendent ne vont pas marcher. Lance swaret sur ta slack et il te dira "Attention, il manque telle lib ! On peut la trouver dans tel paquet, voulez-vous le réinstaller ?".
Une installation basique de slack c'est tout ce dont tu peux avoir besoin prêt à l'emploi, ton serveur est prêt le temps de l'installation, et tu peux l'oublier ensuite pendant quinze ans, il va marcher sans se faire remarquer.
La Slack étant de base en i486, elle va fonctionner directement sur ces machines. Je le sais, j'en ai deux chez moi, et l'un des deux a servi pendant cinq années de routeur, firewall, serveur mail (smtp/pop), serveur jabber, serveur ftp (ouais, j'avais 39Go de disque SCSI, et ça marche sur un 486 ces disques !), et même samba pendant quelques mois. La version minimale (zipslack) tient sur un espace disque vraiment réduit et contient de quoi s'amuser longtemps. Pour le reste, il suffit d'installer :p
Quand tu te logges dans un terminal, il n'y a pas d'affreux disclaimer déprimant comme sur debian, mais une fortune, et ça fait toujours un petit instant de plaisir dès qu'on ouvre un terminal, on se sent tout de suite accueilli avec le sourire et l'humour. Je sais, c'est configurable, mais par défaut la Slack t'aime et est ton amie, pas les autres... Vraiment, quand tu débarques, c'est très appréciable !
Les utilisateurs de Slack sont tous des gens très intelligents, très gentils, ouverts au dialogue, des esprits vraiment libres, et ne trollent jamais sur la qualité extrême de leur distrib comparativement aux autres. Il n'y en a pas besoin, sa supériorité est bien trop évidente.
D'ailleurs il suffit d'aller voir la section "propaganda" sur le site officiel pour voir que l'humilité est la qualité principale du vrai Slacker.
Comme je regrette de ne pas avoir un alpha comme proc rien que pour pouvoir afficher ça en fond d'écran : http://www.slackware.com/~msimons/slackware/grfx/shared/alph(...)
Les sorties, quoi qu'en dise ayolix, sont plutôt régulières, une version tout les six mois. D'accord la maladie de Patrick a doublé ce temps entre la 10.2 et la 11.0, mais si tu restes en slackware-current, tu es déjà comme moi et GEDsismik en 11.0 :)
Et c'est tout à fait stable.
En résumé avec la Slack tu comprends ce que tu fais, tu dois le vouloir pour que ton système fasse quelque chose, (presque) rien ne se configure avec des clicodrômes, tout en fichiers textes, ton système ne fait pas des choses étranges sans que tu ne l'aies voulu, tu dois t'impliquer un minimum dans le fonctionnement des systèmes GNU/Linux pour en faire quelque chose, il ne suffit pas d'installer et d'avoir directement tout à portée de clic.
Excellent pour un débutant qui s'intéresse à son système, imbitable pour un débutant qui veut juste l'utiliser sans chercher à comprendre.
Exactement l'inverse d'Ubuntu ou de Mandrake conçues pour ravir ceux qui ne veulent pas chercher à comprendre, délaissant forcément ceux qui aimeraient bien comprendre (je n'ai *jamais* réussi à vraiment comprendre l'organisation du /etc que ce soit sur Redhat, Mandrake, Debian, et leurs dérivées)...
[^] # Re: [X] la maitrise du système
Posté par Yth (Mastodon) . En réponse au sondage La raison principale à l'origine du choix de ma distribution est :. Évalué à 10.
Ma machine était un machin fait de bric et de broc à la grande limite du totalement incompatible, et très exotique, vieux, et étrange. Redhat, Suse et Mandrake ont toutes failli réussir à faire marcher le serveur X, mais soit c'était ignoble avec des parasites, soit affreux avec un mode graphique désolant, soit ça marchait à l'install et plus après.
Avec la Slack, il n'a juste pas cherché à le configurer, donc ça n'a pas planté lamentablement, et affreusement, comme avec les autres, puisqu'elle n'a rien fait. Et là je suis allé voir dans /etc/X11, et j'ai testé les outils xf86config et cie, et en rien de temps ça s'est mis à marcher, avec le fichier de conf originel très bien commenté, j'ai compris comment j'avais réussi à faire marcher ça. J'étais très content, je suis resté.
Mais en fait c'est un peu tout l'esprit Slackware qui était là : la Slack ne te fait pas un gosse dans le dos, tu contrôles très bien ce qui tourne dessus. Les fichiers de confs par défaut sont très bien fait, rangés à leur place, et fortement commentés. Et comparée à certaines mandrake (pas les plus récentes) soi-disant user-friendly à l'install, elle est beauuuucoup plus simple à installer.
Depuis bientôt 7 ans que je l'utilise, je n'ai jamais eu l'impression qu'elle régressait. Les logiciels sont à jour, et les mises à jour fonctionnent.
Et pour quelqu'un qui souhaite vraiment utiliser un système GNU/Linux en comprenant ce qu'il fait et en allant admirer les rouages, ces fichiers de conf commentés et organisés de façon compréhensible sont un réel atout : il va avoir du cambouis sur les mains très vite, mais il apprendra des choses et les retiendra.
Autre atout majeur : ces superbes paquets tgz sans gestion directe de dépendances. Sous slack tu peux sciemment installer un paquet qui ne fonctionnera pas parce qu'il lui manque une lib, et le reste de ton système va continuer à fonctionner aussi bien qu'avant, tu pourras faire des mises à jour, installer/enlever des paquets, sans que ce paquet-ci ne perturbe le système. Et ça ça te donne vraiment le sentiment que ton OS fait ce que tu veux, pas ce qu'il croit que tu veux. C'est très utile si tu développes un liveCD de pas être emmerdé par un système de paquet qui se met en travers de tes optimisations !
"Pas de gestion de dépendances ? Pouah !"
Que nenni ! Il existe swaret qui vérifie les dépendances réelles des paquets installés. Certes l'opération est longuette, mais tu es sûr du résultat. Slackpkg te maintient parfaitement à jour sur les paquets officiels sans efforts. Et on commence à voir arriver des interfaces de gestion de paquets sous X parfaitement utilisables.
Les systèmes à base de donnée sont plus rapides et gère des dépendances a priori, mais ils font ça sur un système théorique. Efface à la main une lib, et ta debian ou ta redhat ne se rendront compte de rien, excepté que les logiciels qui en dépendent ne vont pas marcher. Lance swaret sur ta slack et il te dira "Attention, il manque telle lib ! On peut la trouver dans tel paquet, voulez-vous le réinstaller ?".
Une installation basique de slack c'est tout ce dont tu peux avoir besoin prêt à l'emploi, ton serveur est prêt le temps de l'installation, et tu peux l'oublier ensuite pendant quinze ans, il va marcher sans se faire remarquer.
La Slack étant de base en i486, elle va fonctionner directement sur ces machines. Je le sais, j'en ai deux chez moi, et l'un des deux a servi pendant cinq années de routeur, firewall, serveur mail (smtp/pop), serveur jabber, serveur ftp (ouais, j'avais 39Go de disque SCSI, et ça marche sur un 486 ces disques !), et même samba pendant quelques mois. La version minimale (zipslack) tient sur un espace disque vraiment réduit et contient de quoi s'amuser longtemps. Pour le reste, il suffit d'installer :p
Quand tu te logges dans un terminal, il n'y a pas d'affreux disclaimer déprimant comme sur debian, mais une fortune, et ça fait toujours un petit instant de plaisir dès qu'on ouvre un terminal, on se sent tout de suite accueilli avec le sourire et l'humour. Je sais, c'est configurable, mais par défaut la Slack t'aime et est ton amie, pas les autres... Vraiment, quand tu débarques, c'est très appréciable !
Les utilisateurs de Slack sont tous des gens très intelligents, très gentils, ouverts au dialogue, des esprits vraiment libres, et ne trollent jamais sur la qualité extrême de leur distrib comparativement aux autres. Il n'y en a pas besoin, sa supériorité est bien trop évidente.
D'ailleurs il suffit d'aller voir la section "propaganda" sur le site officiel pour voir que l'humilité est la qualité principale du vrai Slacker.
Comme je regrette de ne pas avoir un alpha comme proc rien que pour pouvoir afficher ça en fond d'écran :
http://www.slackware.com/~msimons/slackware/grfx/shared/alph(...)
Les sorties, quoi qu'en dise ayolix, sont plutôt régulières, une version tout les six mois. D'accord la maladie de Patrick a doublé ce temps entre la 10.2 et la 11.0, mais si tu restes en slackware-current, tu es déjà comme moi et GEDsismik en 11.0 :)
Et c'est tout à fait stable.
Ah, aussi, la Slackware est bien, parce qu'elle marche.
http://www.slackware.com/~msimons/slackware/grfx/shared/SWqu(...)
En résumé avec la Slack tu comprends ce que tu fais, tu dois le vouloir pour que ton système fasse quelque chose, (presque) rien ne se configure avec des clicodrômes, tout en fichiers textes, ton système ne fait pas des choses étranges sans que tu ne l'aies voulu, tu dois t'impliquer un minimum dans le fonctionnement des systèmes GNU/Linux pour en faire quelque chose, il ne suffit pas d'installer et d'avoir directement tout à portée de clic.
Excellent pour un débutant qui s'intéresse à son système, imbitable pour un débutant qui veut juste l'utiliser sans chercher à comprendre.
Exactement l'inverse d'Ubuntu ou de Mandrake conçues pour ravir ceux qui ne veulent pas chercher à comprendre, délaissant forcément ceux qui aimeraient bien comprendre (je n'ai *jamais* réussi à vraiment comprendre l'organisation du /etc que ce soit sur Redhat, Mandrake, Debian, et leurs dérivées)...
Yth, parfaitement objectif et modeste.