• [^] # Re: Le job d'une vie oui mais dans quelles entreprises ?

    Posté par . En réponse au sondage Mon emploi actuel. Évalué à 7.

    Nous vivons dans un système capitaliste qui est devenu désormais une totalité. Il n'y a plus de dedans, puisqu'il n'y a plus de dehors. Quoi qu'il arrive tu est affecté et tu affecte. Donc, tu trouveras toujours un exemple où la personne nuirra à une autre.
    Ce n'est pas parce qu'une personne n'est pas exempt de tout reproche que tu peux lui repprocher d'essayer de s'améliorer.
    Alors si tu avances l'histoire l'ordi pour faire remarquer que la lutte ne s'arrête pas à refuser de bosser pour l'armée, ok, c'est juste.
    Maintenant si tu sors ça pour dire, laisse tomber, de toute façon, tu continueras à nuire à d'autres, alors c'est un renoncement déplorable.

    Une approche plus intéressante du problème serait de se questionner sur l'ambivalence entre les luttes réformistes (parer aux symptôme les plus visibles d'une maladie et espérer ainsi changer les choses petit à petit) et les luttes radicales (prendre les problèmes par la racine - radix - et faire des changements profonds de société pour obtenir des solutions durables, mais dans un avenir probablement plus lointain).

    Les choses ne sont pas simples, car s'il n'est pas un luxe d'améliorer un peu les vies dans un système profondément injuste (en refusant de bosser pour l'armée, ou en développant les protections sociales dans les pays les plus défavorisés), c'est une stratégie qui, à elle seule, échoue manifestement. Le capitalisme, avec sa remarquable capacité à s'adapter, se déplacera toujours pour trouver des nouvelles personnes à exploiter, sous la parrure dorée de la "respectable" compétition. C'est Rosa Luxembourg qui, si je me souviens bien, a pas mal écrit sur le non-avenir du réformisme, à un moment où bon nombre de socialistes choissérent cette voie pour aboutir à ce que l'on sait maintenant.

    D'un autre côté, il y a les radicaux, les révolutionaires, histoire de faire se faire un epu peur dans les chaumières. Eux se battent pour refondre la sociétié en pronfondeur, et se sont vu-e-s rétorquer un répression féroce par l'ordre établi, qui se sentait menacé, et ont donc obtenu peu de résultat, en terme de changement sociétal, pour l'instant ... pour l'instant. Et tout le malheur et tout l'espoir réside dans dans ce "pour l'instant".

    Les deux approches sont, pour moi, à la fois nécessaire et dangeureusement contradictoires. Nécessaire car il faut "parrer au plus pressé", comme on dit. Contradictoire, car "parrer au plus pressé" nous bouffe du temps et de l'énergie, nous détournant souvent des problèmes plus profonds. Un dilemme à mettre en balance lors de caque lutte, certainement ...