C'est peut-être aussi que FT finit par être gérée convenablement et à réduire ses coûts internes. Et puis maintenant FT fait plus appel aux banques qu'à l'État pour financer son déficit qu'elle n'a d'ailleurs aucun mal à combler grâce à sa rente de monopole.
On en vient à la seule différence supposée entre fonctionnement d'état et fonctionnement privé. En fonctionnement privé la gestion est "convenable" et réduit les coûts internes, tandis qu'en fonctionnement d'état c'est la gabegie. Le problème c'est que ça c'est la caricature. Dans la pratique la belle gestion convenable et qui réduit les coûts internes consiste pour FT à virer les standardistes en France et à les remplacer par des Marocains beaucoup plus dociles et moins chers, à bloquer les bas salaires sans espoir d'évolution, à redistribuer les forces commerciales là où y'a du pognon à se faire plutôt que là où le tissu économique aurait besoin de produits particuliers, etc. Il y a des fonctionnaires branleurs, mais ce serait faire insulte au travail dévoué de la grande majorité des agents EDF, des enseignants, du personnel des hôpitaux, et j'en oublie, que de penser qu'il leur faudrait une bonne privatisation où je pense pour leur bouger leur cul. Et sans parler de la direction financière des entreprises d'état : tu crois vraiment que le robinet du fric est vannes grandes ouvertes sans vérification et contrôles ? Le contrôle est différent car pas forcément guidé en première analyse par la rentabilité à court/moyen terme - en plus de quoi en moyenne il y a moins d'abus au niveau des plus hauts salaires (discutons de "gestion convenable et réduction des coûts internes" lorsque les grands patrons se distribuent des dizaines de points d'augmentations annuelles dans les dernières années de "mauvaise santé économique" du pays).
Pour finir, on tourne encore autour de la même idée : le fonctionnement d'état est un peu plus cher, en contrepartie de quoi il est un peu plus civique (bénéficie au plus grand nombre d'acteurs, personnes ou entreprises) et un peu plus social (meilleures conditions de travail pour les employés).
[^] # Re: Concernant les brevets logiciels
Posté par gc . En réponse au sondage Le référundum sur le traité consitutionnel européen. Évalué à 3.
On en vient à la seule différence supposée entre fonctionnement d'état et fonctionnement privé. En fonctionnement privé la gestion est "convenable" et réduit les coûts internes, tandis qu'en fonctionnement d'état c'est la gabegie. Le problème c'est que ça c'est la caricature. Dans la pratique la belle gestion convenable et qui réduit les coûts internes consiste pour FT à virer les standardistes en France et à les remplacer par des Marocains beaucoup plus dociles et moins chers, à bloquer les bas salaires sans espoir d'évolution, à redistribuer les forces commerciales là où y'a du pognon à se faire plutôt que là où le tissu économique aurait besoin de produits particuliers, etc. Il y a des fonctionnaires branleurs, mais ce serait faire insulte au travail dévoué de la grande majorité des agents EDF, des enseignants, du personnel des hôpitaux, et j'en oublie, que de penser qu'il leur faudrait une bonne privatisation où je pense pour leur bouger leur cul. Et sans parler de la direction financière des entreprises d'état : tu crois vraiment que le robinet du fric est vannes grandes ouvertes sans vérification et contrôles ? Le contrôle est différent car pas forcément guidé en première analyse par la rentabilité à court/moyen terme - en plus de quoi en moyenne il y a moins d'abus au niveau des plus hauts salaires (discutons de "gestion convenable et réduction des coûts internes" lorsque les grands patrons se distribuent des dizaines de points d'augmentations annuelles dans les dernières années de "mauvaise santé économique" du pays).
Pour finir, on tourne encore autour de la même idée : le fonctionnement d'état est un peu plus cher, en contrepartie de quoi il est un peu plus civique (bénéficie au plus grand nombre d'acteurs, personnes ou entreprises) et un peu plus social (meilleures conditions de travail pour les employés).