Personellement le libéralisme, je n'ai rien contre, à condition qu'il soit respecté proprement. Ce qui se traduit par "libre échange", "libre concurrence" et "libre entrée dans le marché".
Je n'arrive pas à comprendre cette position. Pour moi, le libéralisme, ça consiste à faire l'hypothèse que le marché produit un équilibre au bénéfice du consommateur. Et à s'interdire d'intervenir en cas d'effets collatéraux négatifs.
Par exemple, la libre concurrence a pas mal de conséquences négative :
- au niveau de l'entreprise : elle fait tendre les salaires vers le bas (=> baisse pouvoir d'achat), le temps de travail vers le haut (=>vie familiale pourrie, maladies, ...)
- au niveau de la société : la même "quantité de travail" donnerait de meilleurs résultats (plus vite, meilleure qualité) si elle était investie en coopération plutôt qu'en concurrence ... comme dans le libre ! En recherche, l'État français et l'Europe ont des actions (financement) qui permettent la mise en commun de compétences de laboratoires pour un progrès commun.
Cette hypothèse suppose que tout individu est en permanence parfaitement informé, et passe son temps à chercher le coût le plus bas. Personnellement, j'ai autre chose à faire, pas toi ?
Le libre échange aussi : les économies locales se spécialisent dans une production, et toute une région devient dépendante de cette production. En cas de baisse des cours, par exemple parce qu'une main d'oeuvre moins chère a été dénichée, c'est une catastrophe.
Le libéralisme, c'est aussi une nécessaire flexibilité du travailleur : grâce à ça, le travail est sensé devenir plus abondant. Flexibilité, ça veut dire pas de projet à long terme (quelle banque accepterait de prêter ?), ça veut dire une vie sociale et familiale dégradée (on quitte les amis, la famille, on peut aussi laisser la femme parce qu'elle a une situation ailleurs ...).
Enfin, tout ça, quoi ! Pour moi, le libéralisme, c'est une simplification abusive de la réalité, sans prendre en compte tous les aspects; et ça devient une démission du politique qui se refuse à prendre certaines décisions en se retranchant derrière le dogme libéral.
[^] # Re: Pourquoi je vote OUI
Posté par Guillaume Vauvert . En réponse au sondage Le référundum sur le traité consitutionnel européen. Évalué à 1.
Je n'arrive pas à comprendre cette position. Pour moi, le libéralisme, ça consiste à faire l'hypothèse que le marché produit un équilibre au bénéfice du consommateur. Et à s'interdire d'intervenir en cas d'effets collatéraux négatifs.
Par exemple, la libre concurrence a pas mal de conséquences négative :
- au niveau de l'entreprise : elle fait tendre les salaires vers le bas (=> baisse pouvoir d'achat), le temps de travail vers le haut (=>vie familiale pourrie, maladies, ...)
- au niveau de la société : la même "quantité de travail" donnerait de meilleurs résultats (plus vite, meilleure qualité) si elle était investie en coopération plutôt qu'en concurrence ... comme dans le libre ! En recherche, l'État français et l'Europe ont des actions (financement) qui permettent la mise en commun de compétences de laboratoires pour un progrès commun.
Cette hypothèse suppose que tout individu est en permanence parfaitement informé, et passe son temps à chercher le coût le plus bas. Personnellement, j'ai autre chose à faire, pas toi ?
Le libre échange aussi : les économies locales se spécialisent dans une production, et toute une région devient dépendante de cette production. En cas de baisse des cours, par exemple parce qu'une main d'oeuvre moins chère a été dénichée, c'est une catastrophe.
Le libéralisme, c'est aussi une nécessaire flexibilité du travailleur : grâce à ça, le travail est sensé devenir plus abondant. Flexibilité, ça veut dire pas de projet à long terme (quelle banque accepterait de prêter ?), ça veut dire une vie sociale et familiale dégradée (on quitte les amis, la famille, on peut aussi laisser la femme parce qu'elle a une situation ailleurs ...).
Enfin, tout ça, quoi ! Pour moi, le libéralisme, c'est une simplification abusive de la réalité, sans prendre en compte tous les aspects; et ça devient une démission du politique qui se refuse à prendre certaines décisions en se retranchant derrière le dogme libéral.
Des contre-arguments ?