• # Tout est affaire de patience

    Posté par . En réponse au sondage Les brevets logiciels :. Évalué à 2.

    Peu importe de savoir ce qui passera ou non.

    Ce qui est important est de savoir ce que ceux qui se sentiront concernés feront si ça se passe mal, combien ils seront, et comment ils agiront. Ni Microsoft ni Philips ne seront éternels.

    Après tout, il sera moins difficile de parler des dégâts des brevets logiciels lorsqu'ils seront réalisés, donc, évidents aux yeux de tous, que crier à l'existence d'un hypothétique péril. N'était-il pas plus difficile d'évoquer les problèmes relatifs à la transposition en droit national de la directive EUCD alors qu'ils n'étaient que théoriques que d'attendre simplement de voir ses ravages atteindre ces chers consommateurs béats ?

    L'adoption de l'actuelle directive sur les brevets logiciels aura peut-être des conséquences majeures sur l'emploi et l'avenir de l'industrie en Europe. Mais qui en souffrira réellement ? Les programmeurs bénévoles du monde libre pourront continuer à oeuvrer, au besoin, en Afrique ou en Russie. Mais les simples utilisateurs de logiciels en souffriront, et, après tout, leur nombre fait que ce sont eux qui choisissent nos représentants élus qui, sciemment ou par inaction, nous ont amené là.

    Alors, même si l'hypothèse pessismiste se révèle être l'avenir, qu'importe, au fond ? Que sont quelques années perdues pour les plus concernés ?

    Il restera par ailleurs possible d'oeuvrer, certes modestement, à réduire la durée de cette phase transitoire de recul des idéaux de l'humanité. Les moyens même d'un simple citoyen ne sont pas si réduits que cela : boycott des entreprises fautives, refus d'assistance aux "prisonniers" des produits fabriqués par les entreprises employant leurs brevets à des fins d'extorsion ou de chantage, j'en passe et des meilleures.

    Alors quoi ? Est-ce si grave, au fond ?