On voit bien ce concept "radio" dans la deuxième condition du texte. La première condition concerne les usagers lambda, c'est moins palpable. Elle permet de diffuser de la musique dans les taxis, dans les bars, dans les supermarchés, les musées, les kermesses, les aéroports, les bornes internet, les discothèques, etc.
Pour les radios libres, la loi a quand même été trés efficace. Le secteur a fait un boum. Par contre pour les usagers lambda, c'est quand même un peu le flop, je trouve. Les "nouvelles technologies" pourraient permettre de relancer ca.
Cette loi traite uniquement des phonogrammes, qu'il ne faut pas confondre avec le phonographe, appareil inventé par Marconi en 1905. Le phonogramme est une suite de sons. Ca peut être de la musique bien sûr, mais aussi l'enregistrement d'un feuilleton, une pièce de théatre, la lecture d'un bouquin, une interview, un débat, un bruitage, une chronique, etc.
Il faut d'abord se poser cette question, il me semble. Pourquoi s'occuper uniquement des sons ? Le code CPI est un grand habitué des lois spécifiques de ce type. On y trouve des lois pour toutes les oeuvres et tous les métiers. Ca n'a rien d'original. Mais ici c'est quand même significatif. Si on accepte de mettre des sons dans la rue, c'est bien quelque part parce que c'est nécessaire et aussi parce que c'est tolérable. Je n'ai pas de réponse définitive, mais je peux proposer une des pistes : un son ne m'empêche pas de surveiller mon portemonnaie, alors que cette performance est difficile à réaliser au volant d'une voiture, dans une salle de ciné, devant son PC.
> il faut se demander pourquoi a t on besoin de société de distribution ? > Car en fait ce sont eux le problème. > Ils vendent des galettes en plastoc avec le précieux contenu. > Ce n'est qu' un raisonement économiste de base.
Tu me fais penser à Desproges. :-)
Le type qui a inventé l'espèce de fil rouge autour des portions de crème de gruyère, on peut pas le tuer, quand même.
Ce n'est pas possible qu'il l'ait fait exprès. Il ne connaît même pas les gens qui aiment manger des portions de crème de gruyère. Ne les connaissant pas il n'a aucune raison de leur en vouloir à ce point.
Alors qui est-il ? Peut être qu'il m'entend. La haine aveugle n'est pas sourde. Peut-être qu'il est dingue, ce type. Peut-être qu'il est dingue de père en fils. Si ça se trouve, c'est une forme d'aliénation mentale plus ou moins héréditaire.
Le fil rouge, Chroniques de la Haine Ordinaire, Pierre Desproges
Que ce soit sous forme de plastique, de cartons, de papier, de vinyle, de bandes magnétique, d'encres, de célophanne, ou de fil rouge, le support de l'oeuvre est important. Le support c'est de la colle, fragile qui retient des oeuvres et fixe leur authenticité. On peut alors les matérialiser, les soupeser, les contempler, les compter, les classer. Tu devrais sentir que ce travail sur la colle est essentiel pour ton équilibre culturel, et tu auras toujours besoin des producteurs et des distributeurs pour t'approvisionner en colles.
L'enjeu est donc plutôt de trouver un compromis pour insérer le réseau, sans heurts dans le système. Or une caractéristique du réseau est justement cette absence de colle. Les oeuvres qu'on rencontre sont pures. Aussi je pense qu'intégrer le réseau serainement sera facile. Ca pourrait prendre la forme d'une petite modif de l'article de loi sur les radios libres. Il ne faut pas grand chose, soit une nouvelle condition, un troisièmement, soit quelques modifs sur le premièrement. Juste quelques mots qui donnent une orientation.
Il est quand même nécessaire de faire une modif, car en l'état actuel, le réseau ne rentre pas dans cette loi. On parle dans la loi de communication directe alors que le réseau utilise une autre gamme : la communication à la demande. C'est le "consommateur" qui choisit, pas le "producteur".
Rien de vraiment neuf la dedans en fait, l'offre et la demande sont des mécanismes bien connus. Voici d'autres types de communication à la demande : la fnac, la location, la médiathèque, la bibliothèque, la circulation de la mano à la mano, le juke boxe, le pay per view, le poker, le web.
> Quand la calculette est apparu les marchands de bouliers ont diminués leurs activités et ont petits à petits disparus.
Je prends mon temps, je vérifie. Et non : perdu. ;-)
C'est la Révolution Francaise de 1789 qui a sonné le glas du boulier pour des raisons d'instructions. Le boulier fait confiance aux doigts et libère l'esprit. Les politiques révolutionnaires préféreront alors parier sur les têtes et sur le calcul écrit raisonné. Quant à la Pascaline, elle date de 1600. L'abaque est trés utilisé en Asie de nos jours. http://www.encyclopedie-universelle.com/abaque-calcul9-renaissance-(...)
[^] # Re: Logiciels de P2P ...
Posté par cornofulgur . En réponse au sondage Logiciels de P2P .... Évalué à 1.
On voit bien ce concept "radio" dans la deuxième condition du texte. La première condition concerne les usagers lambda, c'est moins palpable. Elle permet de diffuser de la musique dans les taxis, dans les bars, dans les supermarchés, les musées, les kermesses, les aéroports, les bornes internet, les discothèques, etc.
Pour les radios libres, la loi a quand même été trés efficace. Le secteur a fait un boum. Par contre pour les usagers lambda, c'est quand même un peu le flop, je trouve. Les "nouvelles technologies" pourraient permettre de relancer ca.
Cette loi traite uniquement des phonogrammes, qu'il ne faut pas confondre avec le phonographe, appareil inventé par Marconi en 1905. Le phonogramme est une suite de sons. Ca peut être de la musique bien sûr, mais aussi l'enregistrement d'un feuilleton, une pièce de théatre, la lecture d'un bouquin, une interview, un débat, un bruitage, une chronique, etc.
Il faut d'abord se poser cette question, il me semble. Pourquoi s'occuper uniquement des sons ? Le code CPI est un grand habitué des lois spécifiques de ce type. On y trouve des lois pour toutes les oeuvres et tous les métiers. Ca n'a rien d'original. Mais ici c'est quand même significatif. Si on accepte de mettre des sons dans la rue, c'est bien quelque part parce que c'est nécessaire et aussi parce que c'est tolérable. Je n'ai pas de réponse définitive, mais je peux proposer une des pistes : un son ne m'empêche pas de surveiller mon portemonnaie, alors que cette performance est difficile à réaliser au volant d'une voiture, dans une salle de ciné, devant son PC.
> il faut se demander pourquoi a t on besoin de société de distribution ?
> Car en fait ce sont eux le problème.
> Ils vendent des galettes en plastoc avec le précieux contenu.
> Ce n'est qu' un raisonement économiste de base.
Tu me fais penser à Desproges. :-)
Le type qui a inventé l'espèce de fil rouge autour des portions de crème de gruyère, on peut pas le tuer, quand même.
Ce n'est pas possible qu'il l'ait fait exprès. Il ne connaît même pas les gens qui aiment manger des portions de crème de gruyère. Ne les connaissant pas il n'a aucune raison de leur en vouloir à ce point.
Alors qui est-il ? Peut être qu'il m'entend. La haine aveugle n'est pas sourde. Peut-être qu'il est dingue, ce type. Peut-être qu'il est dingue de père en fils. Si ça se trouve, c'est une forme d'aliénation mentale plus ou moins héréditaire.
Le fil rouge, Chroniques de la Haine Ordinaire, Pierre Desproges
Que ce soit sous forme de plastique, de cartons, de papier, de vinyle, de bandes magnétique, d'encres, de célophanne, ou de fil rouge, le support de l'oeuvre est important. Le support c'est de la colle, fragile qui retient des oeuvres et fixe leur authenticité. On peut alors les matérialiser, les soupeser, les contempler, les compter, les classer. Tu devrais sentir que ce travail sur la colle est essentiel pour ton équilibre culturel, et tu auras toujours besoin des producteurs et des distributeurs pour t'approvisionner en colles.
L'enjeu est donc plutôt de trouver un compromis pour insérer le réseau, sans heurts dans le système. Or une caractéristique du réseau est justement cette absence de colle. Les oeuvres qu'on rencontre sont pures. Aussi je pense qu'intégrer le réseau serainement sera facile. Ca pourrait prendre la forme d'une petite modif de l'article de loi sur les radios libres. Il ne faut pas grand chose, soit une nouvelle condition, un troisièmement, soit quelques modifs sur le premièrement. Juste quelques mots qui donnent une orientation.
Il est quand même nécessaire de faire une modif, car en l'état actuel, le réseau ne rentre pas dans cette loi. On parle dans la loi de communication directe alors que le réseau utilise une autre gamme : la communication à la demande. C'est le "consommateur" qui choisit, pas le "producteur".
Rien de vraiment neuf la dedans en fait, l'offre et la demande sont des mécanismes bien connus. Voici d'autres types de communication à la demande : la fnac, la location, la médiathèque, la bibliothèque, la circulation de la mano à la mano, le juke boxe, le pay per view, le poker, le web.
> Quand la calculette est apparu les marchands de bouliers ont diminués leurs activités et ont petits à petits disparus.
Je prends mon temps, je vérifie. Et non : perdu. ;-)
C'est la Révolution Francaise de 1789 qui a sonné le glas du boulier pour des raisons d'instructions. Le boulier fait confiance aux doigts et libère l'esprit. Les politiques révolutionnaires préféreront alors parier sur les têtes et sur le calcul écrit raisonné. Quant à la Pascaline, elle date de 1600. L'abaque est trés utilisé en Asie de nos jours.
http://www.encyclopedie-universelle.com/abaque-calcul9-renaissance-(...)