«...et en sous entendant que la seule liberté d'avoir accès aux sources d'un programme, suffit à ce qu'un programme soit libre . Cela, induit également faussement qu'un programme libre est payant . »
Erreur de raisonnement. De l'hypothèse "open source => libre", on ne peut pas arriver à "libre => payant". Par contre, cela induit que si un logiciel open source peut être payant, alors un logiciel libre peut être payant, ce qui est différent.
« Par rapport au logiciel libre, les utilisateurs, les développeurs, les entreprises jouissent des même libertés que le propriétaire du programme, qui conserve son droit de propriété . Ce concept postule qu'un logiciel libre pour délivrer ses libertés à tout les membres de la communauté est par essence gratuit .»
Non, ce concept postule que les utilisateurs jouissent des quatre libertés citées en début du document, et aucune de ces libertés ne fait référence au prix payé. Il faut alors définir cette "communauté", et ceux qui en font partie. On ne peut pas conclure sur le prix à partir des hypothèses posées. Même si, en pratique, c'est souvent le cas.
«De nombreux exemples, tel que la naissance de Linux ont démontré que la reconnaissance des pairs, et que la culture du don multilatérale n'étaient pas les motivations des hackeurs, et qu'elles n'étaient pas le moteur du développement du logiciel libre .»
Il faudrait dire pourquoi, d'autant que Linus Torvalds lui même considère la reconnaissance des pairs comme la deuxième motivation des hackers, après la Survie, et avant le Fun (cf. la "Loi Linus", en préface à "l'Éthique Hacker ou l'esprit de l'Ère de l'Information", de Pekka Himanen).
«Il n'y a pas de différence [de fiabilité, qualité, sécurité] entre le même programme qui est compilé, et celui qui est sous forme de sources ouvertes .»
Argument ? C'est un vieux débat, je ne savais pas qu'il faisait soudainement l'unanimité. Sans argumentation je continuerai à considérer les logiciels ouverts comme plus sûrs. De la même manière qu'en cryptographie on ne se fie qu'aux algorithmes ouverts (ou qui pourraient être ouverts sans changer la sécurité).
«Débattre pendant des heures sur la qualité, la fiabilité, la sécurité d'un programme, ne fait que nier, ou remettre en cause les compétences des développeurs des différents modèles de développement .»
On ne parle pas alors de la sécurité d'un programme mais d'un modèle de développement. Si on considère que dans un programme ouvert les erreurs sont découvertes plus facilement, cela ne nie pas les compétences des développeurs.
«Sous sa forme compilée, le logiciel est un produit fini»
Non.
«Dans la majeur partie des cas, il ne peut pas être copié, ou reproduit,»
Erreur, cela n'a rien à voir avec le fait qu'il soit compilé ou sous forme de sources, mais cela a à voir avec sa licence. Un logiciel peut être compilé et rediffusable, ouvert et diffusable, ouvert et non diffusable, compilé et non diffusable...
«et il peut être assujeti à des licences d'utilisation par ordinateur»
Tout comme les programmes ouverts et non libres.
«ou des brevets»
Les brevets sont sur des procédés, pas sur des programmes, et les logiciels libres y sont sujets également.
«"les contributeurs, et les entreprises tendent vers les même intérêts, les contributeurs développent les produits des entreprises pour la simple reconnaissance de leurs pairs, et de la communauté ."
Il ne faut pas se leurrer, une entreprise n'oeuvre pas pour la reconnaissance des pairs, et celui de la communauté .»
Relire la phrase. La deuxième partie concerne les contributeurs. Les "intérêts" de la phrase concernent probablement l'amélioration du programme. Autrement dit, les contributeurs et les entreprises ont intérêt à améliorer la qualité des programmes, les premiers pour la reconnaissance des pairs, les deuxièmes pour le fric.
«mais il ne faut pas tomber sous le joug de l'exploitation en développant les programmes d'une société, dont elle sera la seule à jouir des bénéfices .»
Et le don altruiste cité plus haut ? ;o)
«Cela conduit à des abus, et finalement à oeuvrer contre la communauté en elle même, en permettant à des sociétés de s'imposer avec un minimun de coût de main d'oeuvre, et de production en position de monopole sur un marché .»
On parle du libre ou du propriétaire là ? Si c'est bien du libre qu'on parle, le monopole est discutable. Et je ne vois pas en quoi la communauté en est affectée. C'est peut être déplorable pour le programmeur qui n'est pas payé, mais en quoi cela oeuvre contre la "communauté" ?
Ce n'est pas que le document soit inintéressant, il pose de bonnes questions, mais avec autant de points flous et d'ellipses dans les raisonnements, je ne le trouve pas convainquant. Quitte à relancer un vieux débat, je me demande pourquoi tant de gens partent des 4 libertés définies par Stallman, et y voient une exigence de gratuité.
# Pas convainquant.
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse à la dépêche L'ésotérisme du bazar. Évalué à 10.
Erreur de raisonnement. De l'hypothèse "open source => libre", on ne peut pas arriver à "libre => payant". Par contre, cela induit que si un logiciel open source peut être payant, alors un logiciel libre peut être payant, ce qui est différent.
« Par rapport au logiciel libre, les utilisateurs, les développeurs, les entreprises jouissent des même libertés que le propriétaire du programme, qui conserve son droit de propriété . Ce concept postule qu'un logiciel libre pour délivrer ses libertés à tout les membres de la communauté est par essence gratuit .»
Non, ce concept postule que les utilisateurs jouissent des quatre libertés citées en début du document, et aucune de ces libertés ne fait référence au prix payé. Il faut alors définir cette "communauté", et ceux qui en font partie. On ne peut pas conclure sur le prix à partir des hypothèses posées. Même si, en pratique, c'est souvent le cas.
«De nombreux exemples, tel que la naissance de Linux ont démontré que la reconnaissance des pairs, et que la culture du don multilatérale n'étaient pas les motivations des hackeurs, et qu'elles n'étaient pas le moteur du développement du logiciel libre .»
Il faudrait dire pourquoi, d'autant que Linus Torvalds lui même considère la reconnaissance des pairs comme la deuxième motivation des hackers, après la Survie, et avant le Fun (cf. la "Loi Linus", en préface à "l'Éthique Hacker ou l'esprit de l'Ère de l'Information", de Pekka Himanen).
«Il n'y a pas de différence [de fiabilité, qualité, sécurité] entre le même programme qui est compilé, et celui qui est sous forme de sources ouvertes .»
Argument ? C'est un vieux débat, je ne savais pas qu'il faisait soudainement l'unanimité. Sans argumentation je continuerai à considérer les logiciels ouverts comme plus sûrs. De la même manière qu'en cryptographie on ne se fie qu'aux algorithmes ouverts (ou qui pourraient être ouverts sans changer la sécurité).
«Débattre pendant des heures sur la qualité, la fiabilité, la sécurité d'un programme, ne fait que nier, ou remettre en cause les compétences des développeurs des différents modèles de développement .»
On ne parle pas alors de la sécurité d'un programme mais d'un modèle de développement. Si on considère que dans un programme ouvert les erreurs sont découvertes plus facilement, cela ne nie pas les compétences des développeurs.
«Sous sa forme compilée, le logiciel est un produit fini»
Non.
«Dans la majeur partie des cas, il ne peut pas être copié, ou reproduit,»
Erreur, cela n'a rien à voir avec le fait qu'il soit compilé ou sous forme de sources, mais cela a à voir avec sa licence. Un logiciel peut être compilé et rediffusable, ouvert et diffusable, ouvert et non diffusable, compilé et non diffusable...
«et il peut être assujeti à des licences d'utilisation par ordinateur»
Tout comme les programmes ouverts et non libres.
«ou des brevets»
Les brevets sont sur des procédés, pas sur des programmes, et les logiciels libres y sont sujets également.
«"les contributeurs, et les entreprises tendent vers les même intérêts, les contributeurs développent les produits des entreprises pour la simple reconnaissance de leurs pairs, et de la communauté ."
Il ne faut pas se leurrer, une entreprise n'oeuvre pas pour la reconnaissance des pairs, et celui de la communauté .»
Relire la phrase. La deuxième partie concerne les contributeurs. Les "intérêts" de la phrase concernent probablement l'amélioration du programme. Autrement dit, les contributeurs et les entreprises ont intérêt à améliorer la qualité des programmes, les premiers pour la reconnaissance des pairs, les deuxièmes pour le fric.
«mais il ne faut pas tomber sous le joug de l'exploitation en développant les programmes d'une société, dont elle sera la seule à jouir des bénéfices .»
Et le don altruiste cité plus haut ? ;o)
«Cela conduit à des abus, et finalement à oeuvrer contre la communauté en elle même, en permettant à des sociétés de s'imposer avec un minimun de coût de main d'oeuvre, et de production en position de monopole sur un marché .»
On parle du libre ou du propriétaire là ? Si c'est bien du libre qu'on parle, le monopole est discutable. Et je ne vois pas en quoi la communauté en est affectée. C'est peut être déplorable pour le programmeur qui n'est pas payé, mais en quoi cela oeuvre contre la "communauté" ?
Ce n'est pas que le document soit inintéressant, il pose de bonnes questions, mais avec autant de points flous et d'ellipses dans les raisonnements, je ne le trouve pas convainquant. Quitte à relancer un vieux débat, je me demande pourquoi tant de gens partent des 4 libertés définies par Stallman, et y voient une exigence de gratuité.