Comme beaucoup de problèmes, c'est dû à une vision très courte dans le futur, et un gros dysfonctionnement des systèmes politiques. Et c'est aussi en ça que la gauche et la droite majoritaires sont "tous pareils" (mais pas complètement quand même, et on va vite le constater).
En gros, on peut voir deux types de politique. Les politiques qui se fixent des buts, qui réfléchissent aux actions à effectuer pour y parvenir, et les politiques à court terme qui visent à satisfaire l'électorat sans concevoir de finalités à leurs actions. Actuellement c'est ce deuxième type de politiques qui gagne les batailles électorales.
Alors avec tout ça, on voit des hommes politiques qui sont obligés de se situer le plus au centre possible pour ne pas perdre d'électeurs (faille du système électoral), qui font des promesses d'actions à court terme qui mènent à des catastrophes à long terme (on s'en fout, on sera plus au pouvoir, ça ira dans la gueule du successeur). À l'opposée, des actions efficaces à long terme sont nuisibles politiquement. Si j'engage une baisse du chômage qui passe par des dépenses publiques importantes et qui agira dans 5 ans, je perdrai les prochaines élections parce que j'aurai un budget minable, et mes successeurs auront les bénéfices de ma politique.
À différentes échelles, ça ne pourra pas continuer. On ne peut pas, par exemple, avec des ressources finies, viser une croissance toujours plus forte. De même on ne peut pas aller vers le libéralisme économique total et recherche le plein emploi. On ne peut pas baisser les impôts et augmenter les financements publics ou les allocations, ou entamer des réformes. On ne peut pas axer sa politique sur la répression et diminuer la violence.
Étrangement, les seuls qui proposent une vraie réflexion sur les finalités restent de petits partis. Forcément, on est plus tentés par quelqu'un qui promet un emploi pour tout le monde, les déliquants en prison, et une baisse des impôts.
[^] # Re: A titre d'infos...
Posté par Yusei (Mastodon) . En réponse à la dépêche L'Afrique reliée au reste du monde par une liaison sous-marine à fibres optiques. Évalué à -1.
En gros, on peut voir deux types de politique. Les politiques qui se fixent des buts, qui réfléchissent aux actions à effectuer pour y parvenir, et les politiques à court terme qui visent à satisfaire l'électorat sans concevoir de finalités à leurs actions. Actuellement c'est ce deuxième type de politiques qui gagne les batailles électorales.
Alors avec tout ça, on voit des hommes politiques qui sont obligés de se situer le plus au centre possible pour ne pas perdre d'électeurs (faille du système électoral), qui font des promesses d'actions à court terme qui mènent à des catastrophes à long terme (on s'en fout, on sera plus au pouvoir, ça ira dans la gueule du successeur). À l'opposée, des actions efficaces à long terme sont nuisibles politiquement. Si j'engage une baisse du chômage qui passe par des dépenses publiques importantes et qui agira dans 5 ans, je perdrai les prochaines élections parce que j'aurai un budget minable, et mes successeurs auront les bénéfices de ma politique.
À différentes échelles, ça ne pourra pas continuer. On ne peut pas, par exemple, avec des ressources finies, viser une croissance toujours plus forte. De même on ne peut pas aller vers le libéralisme économique total et recherche le plein emploi. On ne peut pas baisser les impôts et augmenter les financements publics ou les allocations, ou entamer des réformes. On ne peut pas axer sa politique sur la répression et diminuer la violence.
Étrangement, les seuls qui proposent une vraie réflexion sur les finalités restent de petits partis. Forcément, on est plus tentés par quelqu'un qui promet un emploi pour tout le monde, les déliquants en prison, et une baisse des impôts.
(-1, HS et politique)