Oui, mais quand la forme est agréable visuellement, c'est tout gagné.
Ce qu'on a oublié avec l'avènement du traitement de texte, c'est que l'aspect visuel "agréable" d'un document est quelque chose d'extrêmement étudié, et qui forme ce qu'on appelle la "typographie". Chaque langue a ses règles typographiques, bien définies par des siècles d'usage et d'imprimerie. Ces règles ne sont pas de simples conventions, elles définissent simplement un ensemble de points à respecter pour obtenir un document clair, lisible, au rendu professionnel.
Malheureusement, grâce aux "possibilités" offertes par les traitements de texte, il semble qu'une certaine génération est totalement passée à côté de ces règles simples, et qu'elle considère leur violation comme une preuve d'originalité.
Parmi les horreurs typographiques auxquelles on a souvent droit, on peut citer le soulignage (inventé pour remplacé l'italique manquant sur les machines à écrire) qui coupe les jambages, ou les aplats de couleur (pour les titres par exemple) qui les rendent virtuellement invisibles (faible contraste), les polices fantaisistes (texte illisible du fait de l'espacement inadéquat des caractères), ou les guignoleries (genre lignes horizontales pour séparer des paragraphes). Ces erreurs grossières sont des fautes, au même titre que des fautes d'orthographe par exemple, elles doivent être sanctionnées chez les étudiants, car elles le seront par les employeurs.
[^] # Re: Doucement sur les effets
Posté par arnaudus . En réponse au message Écrire un mémoire. Évalué à 7.
Ce qu'on a oublié avec l'avènement du traitement de texte, c'est que l'aspect visuel "agréable" d'un document est quelque chose d'extrêmement étudié, et qui forme ce qu'on appelle la "typographie". Chaque langue a ses règles typographiques, bien définies par des siècles d'usage et d'imprimerie. Ces règles ne sont pas de simples conventions, elles définissent simplement un ensemble de points à respecter pour obtenir un document clair, lisible, au rendu professionnel.
Malheureusement, grâce aux "possibilités" offertes par les traitements de texte, il semble qu'une certaine génération est totalement passée à côté de ces règles simples, et qu'elle considère leur violation comme une preuve d'originalité.
Parmi les horreurs typographiques auxquelles on a souvent droit, on peut citer le soulignage (inventé pour remplacé l'italique manquant sur les machines à écrire) qui coupe les jambages, ou les aplats de couleur (pour les titres par exemple) qui les rendent virtuellement invisibles (faible contraste), les polices fantaisistes (texte illisible du fait de l'espacement inadéquat des caractères), ou les guignoleries (genre lignes horizontales pour séparer des paragraphes). Ces erreurs grossières sont des fautes, au même titre que des fautes d'orthographe par exemple, elles doivent être sanctionnées chez les étudiants, car elles le seront par les employeurs.