• [^] # Re: Enfin !

    Posté par . En réponse à la dépêche Vers des logiciels plus sûrs ?. Évalué à -2.

    Je pense exactement comme toi et en plus je vois cette resposabilité comme une manière de subvernir aux besoins de LL. En effet :

    - soit tu as un logiciel 100 % propriétaire et payant : alors tu es en droit de te retourner vers l'éditeur pour faire valoir une assurance de résultats et donc le montant de la licence inclut cette assurance et c'est une sorte d'assurance contre les problèmes (temps perdu à cause d'un bogue, TCO, ...).

    - soit tu as un logiciel "opensource" (dont tu as les sources mais pas le droit de modification et de diffusion) alors la garantie n'est pas obligatoire car tu peux, si tu veut auditer le code pour vérifier qu'il ne contient pas de problèmes majeurs (perte de données, backdoor). La garantie est alors plus limitée.

    - soit tu as un logiciel libre (au sens GPL) et alors tu ne peux prétendre à aucune garantie.

    On pourrait faire le parallèle suivant avec les voitures :

    - si tu as un Porche, Ferrari, ... tu l'assure contre le vol, les accidents et les pannes. Ca coûte cher mais tu es complètement bordé.

    - si tu as un voiture quelconque (et/ou tu ne veux pas toutes ces assurances), la loi t'impose une assurance minimale (style assurance au tiers) pour pouvoir rouler.

    - si tu te fabriques ton vélo et que tu ne veux pas d'assurance, libre à toi de rouler sur les routes à tes riques et périls.

    Et alors quel plan pour les sociétés du LL ? C'est simple elle pourait jouer le rôle des éditeurs dans le cas des logiciels proprio, c'est à dire fournir une assurance (au sens financier et juridique) pour les logiciels que tu utilises selon les clauses de la licence qui lie l'utilisateur et le fournisseur. Ainsi si tu achéte un boite SuperGarantieDeLaMort chez RedHat/Mandrake/Caldera/Tartanpiont tu as droit à la garantie, si tu utilise les ISOs tu n'as droit à rien mais tu peux profiter de la garantie indirectement car la qualité des programmes augmente.

    Le plus gros problème à mon sens est la juste définition de la limite entre les responsabilités du fournisseur de logiciel et l'utilisateur de ce même logiciel. Dans les programmes directement interactifs, la limite peut-être floue mais dans le cas d'un serveur il est plus facile de faire la part des choses : par exemple les backdoors, perte de données directement dues à un problème connu et documenté (bug dans la gestion des requetes HTR pour ne citer que le plus récent), mauvaise configuration d'origine, ...

    A+