• # Et le cahier des charges ?

    Posté par . En réponse à la dépêche Suite de l'affaire des Landes. Évalué à 9.

    Bonsoir,

    Je ne comprends pas pourquoi ce devrait forcément être les SSII qui fassent le premier pas. Je comprends que l'on attende d'elles, en tant que maîtres d'oeuvres, qu'elles apportent des solutions techniques que le maître d'ouvrage n'a pas nécessairement spécifiées, mais c'est tout de même lui qui doit spécifier les fonctionnalités qu'il désire.
    Tant que les administrations et les collectivités territoriales ne comprendrons pas que la première fonctionnalité à attendre d'un logiciel, c'est qu'il soit libre ou au moins open-source, le problème ne pourra pas se résoudre simplement.
    En l'occurence, c'est au conseil général de préciser dans son cahier des charges qu'il désire des solutions orientées libres. Et les réponses suivront. Surtout quand on lance un appel au niveau européen. Si pour tel ou tel type de logiciel, les solutions libres sont absentes ou insuffisantes, on cherche alors, et alors seulement, un équivalent propriétaire.
    Si l'industrie des véhicules de transport avait cette curieuse habitude que l'on trouve dans le domaine du logiciel de fournir des machines dont le capot serait soudé, un appel d'offre pour des véhicules de pompiers, par exemple, serait accompagné d'un cahier des charges spécifiant que nos vaillants soldats du feu veulent avoir la possibilité de jouer aussi les mécanos et donc des moteurs "ouverts". Et tout le monde trouverait cela normal.
    Alors pourquoi n'est ce pas également le cas dans le domaine du logiciel ?
    Ensuite, si Microsoft ou d'autres, préferent garder leurs sources closes, c'est leur problème, pas le nôtre !
    En arriver là, ce n'est tout de même pas le Pérou. Les péruviens l'ont bien compris.

    Benoît