Qui doit fournir le driver permettant le bon fonctionnement de son matériel ? le fabricant du matériel ou le développeur de l'OS ?
Question épineuse, à laquelle il n'est pas si simple de répondre.
D'un côté, les fabricants ne peuvent effectivement pas développer des pilotes pour tous les systèmes d'exploitation existants. D'un autre, et c'est le point de départ du mouvement du logiciel libre, les spécifications devraient toujours être ouvertes. Quand on fabrique du matériel, on file le mode d'emploi. À ce stade, la communauté Linux est beaucoup plus réactive que les devs de Microsoft et les fabricants du matériel réunis pour pondre un pilote.
C'est une question récurrente. Il y a bien des cas, dans les cartes vidéos notamment, où le pilote contient une bonne partie du savoir métier, et ne peut être révélé mais dans la grande majorité des cas, le cloisonnement est plus une culture d'entreprise qu'un réel besoin de se protéger. Le pire, c'est que c'était comme çà au départ. Jusque dans les années 90, la notice de mon magnétoscope contenait le schéma électronique sur deux pages à la fin, et l'interface série de mon TO8D, bien que livrée avec une disquette de pilotes et immédiatement compatible avec le système en ROM des machines les plus récentes, contenait quand même le détail des ports d'entrée-sortie.
C'est étrange de constater que même aujourd'hui, les grands fabricants soient encore aussi frileux. Il leur suffit pourtant de filer l'interface d'utilisation de leur hardware pour profiter immédiatement d'un segment de marché supplémentaire, sans efforts puisque c'est la communauté qui va développer, intégrer au système et packager par défaut la gestion de leur produit dans toutes les distributions, parfois en un temps record.
Mais non. Pour comprendre cela, visiblement, il faut concevoir les ordinateurs, pas juste les vendre.
[^] # Re: On est jeudi.
Posté par Obsidian . En réponse au message billet d'humeur CONTRE linux. Évalué à 5.
Question épineuse, à laquelle il n'est pas si simple de répondre.
D'un côté, les fabricants ne peuvent effectivement pas développer des pilotes pour tous les systèmes d'exploitation existants. D'un autre, et c'est le point de départ du mouvement du logiciel libre, les spécifications devraient toujours être ouvertes. Quand on fabrique du matériel, on file le mode d'emploi. À ce stade, la communauté Linux est beaucoup plus réactive que les devs de Microsoft et les fabricants du matériel réunis pour pondre un pilote.
C'est une question récurrente. Il y a bien des cas, dans les cartes vidéos notamment, où le pilote contient une bonne partie du savoir métier, et ne peut être révélé mais dans la grande majorité des cas, le cloisonnement est plus une culture d'entreprise qu'un réel besoin de se protéger. Le pire, c'est que c'était comme çà au départ. Jusque dans les années 90, la notice de mon magnétoscope contenait le schéma électronique sur deux pages à la fin, et l'interface série de mon TO8D, bien que livrée avec une disquette de pilotes et immédiatement compatible avec le système en ROM des machines les plus récentes, contenait quand même le détail des ports d'entrée-sortie.
C'est étrange de constater que même aujourd'hui, les grands fabricants soient encore aussi frileux. Il leur suffit pourtant de filer l'interface d'utilisation de leur hardware pour profiter immédiatement d'un segment de marché supplémentaire, sans efforts puisque c'est la communauté qui va développer, intégrer au système et packager par défaut la gestion de leur produit dans toutes les distributions, parfois en un temps record.
Mais non. Pour comprendre cela, visiblement, il faut concevoir les ordinateurs, pas juste les vendre.