• # C'est ridicule...

    Posté par . En réponse à la dépêche Election du core team FreeBSD. Évalué à -10.

    Et même totalement ridicule : tous les projets qui ont commencé à vouloir appliquer des principes fumeux à base de démocratie, de vote, d'égalité citoyenne, et autres concepts politiques qui ont un sens dans la vie quotidienne mais pas dans l'informatique, tous ces projets disais-je, sont soit dans une position moribonde, soit en passe de le devenir.

    Le constat est pourtant évident: aucun projet open-source ne s'épanouit sans un leader charismatique qui tient plus du despote éclairé que du président élu par des coalitions politiques. Tout le problème est là : la démocratie, c'est l'expression du peuple, et il est évident que la grande masse du peuple gravitant autour du LL est capable du meilleur, certes, mais surtout du pire. L'expression populaire est alors appropriée par ceux qui ont la plus grande gueule, ceux qui savent mieux présenter leur point de vue, quand bien même ce point de vue est immensément dommageable au projet (stratégiquement, niveau design, niveau fonctionnalité, etc).

    Aurais-je l'arrogance de prétendre que FreeBSD est d'ors et déjà sur une pente savonneuse ? Qu'ils sont en voie d'auto-destruction ? Non, bien sûr, mais que le projet va probablement perdre une grande partie de son intérêt et de sa réactivité ? Oui, probablement.

    C'est d'ailleurs pour ça que FreeBSD, comme Debian et toutes les structures LL qui prétende appliquer le modèle démocratique, sont des échecs en terme de popularité (je parle bien sûr de popularité en terme de "grand public", restreint évidemment au public ciblé à l'origine par le projet). Le meilleur exemple, c'est bien Debian qui est totalement paralysée par sa démocrature, au point qu'elle n'arrive pas à décoller parmi l'ensemble des distributions Linux, et que tout le monde se tourne vers les Mandrake, Redhat, et autres Suse, bref celles qui réussissent et qui n'ont jamais eu l'audace et la bêtise d'appliquer un modèle démocratique.

    Non, décidemment, laissez la démocratie là où elle est, et appliquez au logiciel les règles simples de la gestion de projet. En évitant de tout mélanger, ça marchera tout de suite beaucoup mieux.