Je te conseille dans un premier lieu de soigner la rédaction de tes messages si tu veux obtenir de l'aide sur un sujet aussi sensible, parce que là, ça fait vaguement script kiddy, comme attitude, et tu risques d'être le seul à être décrédibilisé.
Ensuite, sache que les instrusions non autorisées dans un système automatisé peuvent être désormais punies d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Même si tu ne vas pas jusque là et que ces peines sont de toutes façons largement excessives, une chose est sûre : ce n'est pas parce que tu te fais pirater que cela te donne le droit d'en faire autant en retour (même si, généralement, ce n'est pas l'envie qui nous manque :-).
Si ton gusse cache son adresse IP, il n'y a pas de commande magique pour déduire sa position réelle, mais si tu en es là, ce n'est plus en termes techniques que tu dois raisonner, car visiblement le gars emploie les grands moyens. Même s'il est possible de forger des paquets avec une fausse adresse IP expéditeur, cela implique que la réponse ne peut lui parvenir, et il faut encore que ce paquet traverse sans encombre les routeurs de son fournisseur. Avec l'option -D de nmap, on peut spécifier une liste de fausses adresses mais la vraie reste forcément dans le lot. C'est donc un peu plus long à retrouver mais ça ne protège certainement pas ton pirate.
Le plus intelligent à faire dans ce cas est d'extraire une partie de tes logs et d'envoyer le tout en expliquant brièvement l'affaire aux boîtes "abuse" respectives de ton fournisseur d'accès et du sien (que tu retrouves en faisant un host sur les adresses attaquantes).
Et bien sûr, avant toute chose, il faut se servir un peu de son cerveau. Un scan massif est certes très désagréable et clairement pas conforme à la netiquette, mais ce n'est pas automatiquement une preuve de malveillance. Il se peut tout simplement qu'il s'agisse d'un internaute qui cherche des ressources volontairement ouvertes ou qui découvre un nouveau joujou logiciel d'audit réseau. Il est également fort probable, bien que l'on distingue en général aisément les deux, que tu aies en fait affaire à une machine Windows infectée, que le scan soit complètement automatique (même pas télécommandé) et que son propriétaire ne sache même pas qu'il te porte préjudice.
Dernier phénomène à prendre en compte avant de sortir l'artillerie : le Wifi. Ma maison est à portée d'une demi-douzaine de *Box de tous fournisseurs, et où que j'aille, il y en a toujours une qui est ouverte. Et pas seulement dans les boulangeries. A dire vrai, la dernière fois que j'ai configuré le Wifi d'un copain sur son WinXP neuf, on est quand même allé vérifier notre adresse IP sur un site quelquonque qui renvoie cette info, suivi d'un petit nslookup. On a bien fait : le pote en question est abonné chez Wanadoo mais son adresse appartenait à Club Internet ...
Tout ça pour dire que n'importe quel leecher peut aujourd'hui, sans aucune connaissance en informatique, aller acheter un portable à 600 euros, installer e-mule dessus et se balader en ville avec sa voiture pour trouver un relais qui lui permettra d'aller faire ses courses sans jamais être inquiété.
Devant cet épineux problème, le législateur a su se tirer d'affaire puisqu'il rend pénalement responsable le titulaire de l'accès qui la plupart du temps à déjà bien du mal à faire fonctionner sa boite à trente euros par mois, à moins qu'il fasse preuve de sa bonne foi. Puisque l'on n'est pas protégé par les structures chargées de le faire, c'est donc à toi d'être plus malin que ça si tu veux jouer aux administrateurs réseau.
# Aïe ! Mes yeux !
Posté par Obsidian . En réponse au message scan nmap.... Évalué à 6.
Ensuite, sache que les instrusions non autorisées dans un système automatisé peuvent être désormais punies d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Même si tu ne vas pas jusque là et que ces peines sont de toutes façons largement excessives, une chose est sûre : ce n'est pas parce que tu te fais pirater que cela te donne le droit d'en faire autant en retour (même si, généralement, ce n'est pas l'envie qui nous manque :-).
Si ton gusse cache son adresse IP, il n'y a pas de commande magique pour déduire sa position réelle, mais si tu en es là, ce n'est plus en termes techniques que tu dois raisonner, car visiblement le gars emploie les grands moyens. Même s'il est possible de forger des paquets avec une fausse adresse IP expéditeur, cela implique que la réponse ne peut lui parvenir, et il faut encore que ce paquet traverse sans encombre les routeurs de son fournisseur. Avec l'option -D de nmap, on peut spécifier une liste de fausses adresses mais la vraie reste forcément dans le lot. C'est donc un peu plus long à retrouver mais ça ne protège certainement pas ton pirate.
Le plus intelligent à faire dans ce cas est d'extraire une partie de tes logs et d'envoyer le tout en expliquant brièvement l'affaire aux boîtes "abuse" respectives de ton fournisseur d'accès et du sien (que tu retrouves en faisant un host sur les adresses attaquantes).
Et bien sûr, avant toute chose, il faut se servir un peu de son cerveau. Un scan massif est certes très désagréable et clairement pas conforme à la netiquette, mais ce n'est pas automatiquement une preuve de malveillance. Il se peut tout simplement qu'il s'agisse d'un internaute qui cherche des ressources volontairement ouvertes ou qui découvre un nouveau joujou logiciel d'audit réseau. Il est également fort probable, bien que l'on distingue en général aisément les deux, que tu aies en fait affaire à une machine Windows infectée, que le scan soit complètement automatique (même pas télécommandé) et que son propriétaire ne sache même pas qu'il te porte préjudice.
Dernier phénomène à prendre en compte avant de sortir l'artillerie : le Wifi. Ma maison est à portée d'une demi-douzaine de *Box de tous fournisseurs, et où que j'aille, il y en a toujours une qui est ouverte. Et pas seulement dans les boulangeries. A dire vrai, la dernière fois que j'ai configuré le Wifi d'un copain sur son WinXP neuf, on est quand même allé vérifier notre adresse IP sur un site quelquonque qui renvoie cette info, suivi d'un petit nslookup. On a bien fait : le pote en question est abonné chez Wanadoo mais son adresse appartenait à Club Internet ...
Tout ça pour dire que n'importe quel leecher peut aujourd'hui, sans aucune connaissance en informatique, aller acheter un portable à 600 euros, installer e-mule dessus et se balader en ville avec sa voiture pour trouver un relais qui lui permettra d'aller faire ses courses sans jamais être inquiété.
Devant cet épineux problème, le législateur a su se tirer d'affaire puisqu'il rend pénalement responsable le titulaire de l'accès qui la plupart du temps à déjà bien du mal à faire fonctionner sa boite à trente euros par mois, à moins qu'il fasse preuve de sa bonne foi. Puisque l'on n'est pas protégé par les structures chargées de le faire, c'est donc à toi d'être plus malin que ça si tu veux jouer aux administrateurs réseau.
Bon courage.