• # Oui, je suis un chieur.

    Posté par . En réponse à la dépêche La Mandrake 8.2 peut crypter le swap. Évalué à 10.

    Bon, en français le verbe crypter n'existe pas. On dit « chiffrer ».

    Notez, c'est un peu bourrin un loopback chiffreur sur la partition de swap ... en plus il n'y a qu'une clef pour tout le swap. Et si on rajoute en live du swap, il faut aussi les encapsuler dans un loopback chiffreur, pfff ... c'est un peu bidouille quand même.

    <PUB>
    Pour les fans de crypto, OpenBSD fait ça depuis quelques temps déjà mais le chiffrement/déchiffrement se fait au sein des manipulations de swap avec des clefs différentes pour chaque pages (à priori). Donc pas besoin d'encapsulation, un peu plsu de simplicité (en gros sysctl -w vm.swapencrypt.enable=1 et c'est tout bon).
    </PUB>

    En ce qui concerne le non-bouffage de perfs, c'est vrai ça ne consomme pas trop.
    Pour une compilation de qt3+kdebase3+kdelibs3 qui bouffe bien plein de RAM, on sent la différence quand même entre avec et sans mais bon (entre -5 et -10% de temps total de compilation), la sécurité a un prix :)

    Sinon, l'intérêt de chiffrer le swap : ça permet de ne pas retrouver en clair sur le disque des données dites sensibles (mots de passe, etc.)
    Un exemple simple : plus besoin de mettre gnupg en suid root pour qu'il puisse fixer ses pages en mémoire car il n'a plus aucune raison d'éviter le swap, celui-ci étant « sûr », désormais.