Par contre, il est important à leur yeux que l'on puisse continuer à lier du code propriétaire à wine (c'est plus souvent ça que l'inverse, vu l'ampleur de leur boulot... Et c'est ça qui est regrettable en un sens, et qui a amené le changement de license : trop d'abus possibles...). Ils opteront donc pour une license copyleft, mais moins restrictive que la GPL : LGPL, ou encore noyau X11 et dll LGPL.
Si ils proposent un noyau sous license X11 (donc, plus proche de la license BSD que de la xGPL), c'est pour éventuellement inclure du code proprio dans le noyau, comme le support d'un dongle, par exemple.
Voilà... je me suis pas inscrit sur la mailing-list dédiée à la discution dur les licenses (au boulot, ça fait pas sérieux), et je n'ai pas trouvé d'archive... Si qqn a une URL)
pâr contre, cette discussion sur les licenses est intéressante en soi, en grande partie à cause du nombre de développeurs d'horizons différents qui ont des points de vue extrêmement différents. A mon grand palisir, j'ai constaté que les arguments en faveur de la GPL, loin d'être ressassés sans arrêt, se renouvellaient beaucoup mieux que ceux qui sont contre. Allez, un p'tit exemple :
Brett Glass, anti-GPL, se plaint que lire le code d'un program GPL expose un programmeur commercial à un très gros risque : celui de l'influencer et de faire tomber, en cas d'audit du code, le projet propriétaire sur lequel il travaille, sous le coup de la GPL.
Voici ce que Anthony Taylor lui répond :
Monsieur,
Vous avez clamé cela de nombreuses fois, et assuré que de nombreux juristes vous avaient dis que c'était vrai. Merci d'expliciter en donnant des détails. La GPL et la LGPL couvrent, de manière explicite, le code source, *pas* les algorithmes.
Comment le fait de lire un programme *GPL peut-il vous exposer à des obligations, plus que le fait de lire un roman peux vous empêcher d'écrire le votre ?
Moi, je trouve que c'est un bel argument, et c'est vrai que l'argument de Brett Glass (qui n'est en fait que l'éternel argument du code "viral" remis au goût du jour : à peine vous le lisez, que vous voilà contaminé.) revient souvent.
Je n'aurais jamais imaginé de faire ce parallèle, mais je n'y manquerai pas à l'avenir. Merci Tony.
[^] # Re: libre?
Posté par nodens . En réponse à la dépêche WINE en copyleft. Évalué à 10.
Par contre, il est important à leur yeux que l'on puisse continuer à lier du code propriétaire à wine (c'est plus souvent ça que l'inverse, vu l'ampleur de leur boulot... Et c'est ça qui est regrettable en un sens, et qui a amené le changement de license : trop d'abus possibles...). Ils opteront donc pour une license copyleft, mais moins restrictive que la GPL : LGPL, ou encore noyau X11 et dll LGPL.
Si ils proposent un noyau sous license X11 (donc, plus proche de la license BSD que de la xGPL), c'est pour éventuellement inclure du code proprio dans le noyau, comme le support d'un dongle, par exemple.
Voilà... je me suis pas inscrit sur la mailing-list dédiée à la discution dur les licenses (au boulot, ça fait pas sérieux), et je n'ai pas trouvé d'archive... Si qqn a une URL)
pâr contre, cette discussion sur les licenses est intéressante en soi, en grande partie à cause du nombre de développeurs d'horizons différents qui ont des points de vue extrêmement différents. A mon grand palisir, j'ai constaté que les arguments en faveur de la GPL, loin d'être ressassés sans arrêt, se renouvellaient beaucoup mieux que ceux qui sont contre. Allez, un p'tit exemple :
Brett Glass, anti-GPL, se plaint que lire le code d'un program GPL expose un programmeur commercial à un très gros risque : celui de l'influencer et de faire tomber, en cas d'audit du code, le projet propriétaire sur lequel il travaille, sous le coup de la GPL.
Voici ce que Anthony Taylor lui répond :
Monsieur,
Vous avez clamé cela de nombreuses fois, et assuré que de nombreux juristes vous avaient dis que c'était vrai. Merci d'expliciter en donnant des détails. La GPL et la LGPL couvrent, de manière explicite, le code source, *pas* les algorithmes.
Comment le fait de lire un programme *GPL peut-il vous exposer à des obligations, plus que le fait de lire un roman peux vous empêcher d'écrire le votre ?
Moi, je trouve que c'est un bel argument, et c'est vrai que l'argument de Brett Glass (qui n'est en fait que l'éternel argument du code "viral" remis au goût du jour : à peine vous le lisez, que vous voilà contaminé.) revient souvent.
Je n'aurais jamais imaginé de faire ce parallèle, mais je n'y manquerai pas à l'avenir. Merci Tony.