• # de la société du spectacle et de l'utilité du brevet logiciel

    Posté par . En réponse à la dépêche Brevets logiciels: Découverte d'une collusion entre la BSA et la Commission Européenne. Évalué à 6.

    J'ai vu une reference à la société du spectacle, c'est un concept tres interessant et aussi un bouquin tres interessant et facile à lire ecrit par Guy Debord, un homme qui devrait être relu avec la culture du logiciel libre et qui prend ainsi tout son sens ;-)

    Pour ce qui est des brevets logiciels, dans le monde du libre, il suffit qu'un organisme libre comme la FSF depose des brevet pour le compte des membres avec comme contrainte d'exploitation que son usage soit un logiciel libre au sens de la FSF ; ce qui impose un corollaire important, plus personne ne pourra faire de propriétaire avec. Cette methode est assez simple, mais cela revient à utiliser les armes de l'adversaire pour le mettre à terre ( ou de sacrifier un aligator albinos pour gagner du terrain ;-) ). La seule contrainte à ce systeme, c'est que les acteurs majeurs et mineurs du libre s'associent efficacement pour mettre en place des technologies brevetables et performantes en offrant des solutions libres avec comme contrainte que cela reste libre ... donc les pro brevets vont devenir rapidement anti brevet et ainsi on continue d'avoir la main mise sur la diffusion et la liberté d'acces aux savoirs de l'humanité (tsoin tsoin & tadam).

    Les modeles expliqués par ESR ou d'autres sur le monde du libre, se rapproche fortement de certains modeles anarchistes et du modele situationnistes pour les tenants politiques. Je pense que pour pouvoir assoir une forme de pouvoir mediatique, il faut necessairemement passé par une politisation de la chose et donc par sa médiatisation implicite du au fait qu'elle est soumise comme chose publique (res publica) à l'agora.

    Pour conclure, quelques sitations du bouquin de Debord :

    Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre personnes, médiatisé par des images.

    La société qui repose sur l'industrie moderne n'est pas fortuitement ou superficiellement spectaculaire, elle est fondamentalement spectacliste. Dans le spectacle, image de l'économie régnante, le but n'est rien, le développement est tout. Le spectacle ne veut en venir à rien d'autre qu'à lui-même.

    Le spectacle est l'autre face de l'argent : l'équivalent général abstrait de toutes les marchandises. Mais si l'argent a dominé la société en tant que représentation de l'équivalence centrale, c'est-à-dire du caractère échangeable des biens multiples dont l'usage restait incomparable, le spectacle est son complément moderne développé où la totalité du monde marchand apparaît en bloc, comme une équivalence générale à ce que l'ensemble de la société peut être et faire. Le spectacle est l'argent que l'on regarde seulement, car en lui déjà c'est la totalité de l'usage qui s'est échangée contre la totalité de la représentation abstraite. Le spectacle n'est pas seulement le serviteur du pseudo-usage, il est déjà en lui-même le pseudo-usage de la vie.

    pour la lecture du bouquin en ligne :
    http://www.multimania.com/laplage/d_spec/(...)
    sinon on le trouve aussi en livre de poche dans toutes les librairies au rayon politique / anarchisme & situationnisme.