Je vous conseille de ne pas tarder et d'essayer d'alerter les médias.
J'ai pour ma part écris ceci sur le forum du site télérama.fr
« Avez-vous entendu parler de la question des brevets logiciels ?
En gros, il est question de rendre brevetable l'informatique, de manière un peu similaire aux médicaments.
Par exemple, rendre possible le brevetage du principe qui est de taper du texte dans un programme et de pouvoir l'imprimer en suite.
Cela pose un problème important : les brevets sont censés protéger l'innovation. Les entreprises qui pourraient jouer de ce type de brevets serait néanmoins très probablement les très grands groupes n'ayant pas besoin de ce support financier (Microsoft, IBM, Sun .. ne sont pas des entreprises disposant de peu de ressources) au détriment des autres, celles nécessitant un support financier.
Par exemple, en reprennant l'exemple cité plus haut, cela signifie que pour créer un éditeur de texte comme MS Word, il faudrait payer une somme importante à Microsoft. Donc un petit concepteur de logiciel devrait participer au financement d'une entreprise qui n'en a pas besoin concretement.
Cela ne peut que contribuer à l'hégémonie du groupe en question, en bloquant l'innovation (et donc en poussant aux monopoles).
En Europe où tout les pays parlent plus ou moins de mettre en place des logiciels libres (dans l'administration, dans l'éducation nationale...), cela parait incohérent de favoriser ce brevetage logiciel (qui a déjà cours aux USA).
En effet, cela signifie que pour faire des logiciels libres pour le grand public, il faudrait nécessairement rétribuer les firmes qui font déjà largement payer en frais de licences chaque année les Etats européens.
Alors que les logiciels libres nécessitent de l'aide, cela signifie ralentir leur évolution.
Et donc ralentir l'éventuel passage aux logiciels libres pour les Etats européens.
Un logiciel libre est un logiciel dont les sources* sont connues, et peuvent être copiée, modifiée, redistribuée (elles ne peuvent être inclues dans un logiciel non-libre).
Le logiciel propriétaire est un logiciel dont l'utilisation ne peut être que celle initialement prévue par son vendeur.
Les logiciels libres permettent à des structures comme un Etat :
- de s'assurer qu'il n'existe pas de « backdoor », d'éléments permettant au créateur du logiciel de soutirer des renseignements à l'insu des utilisateurs (étant donné que l'on peut consulter les sources et observer de tels éléments)
- d'adapter exactement à ses besoins les logiciels
- de réduire ses frais en cessant de payer des sommes énormes en licences et en réinjectant des fonds moindres dans l'embauche d'administrateurs systèmes (dont les écoles et administrations manquent cruellement : un prof n'est pas censé installer des systemes d'exploitation sur des ordinateurs, il n'est pas formé pour cette tache !!) et en contribuant à l'évolution des logiciels libres
- d'utiliser des produits, de financer leur évolution, qui sont accessibles à tout les citoyens français et européens (et bien sur mondiaux aussi). A l'heure où l'on parle de construire l'Europe, à l'heure où l'on parle de de réduire la fracture numérique, le passage aux logiciels libres EST une mesure concrete, et non un charabia électoraliste.
J'en viens au but de mon message. La Commission Européenne compte approuver une directive sur les brevets logiciels.
L'association Eurolinux à obtenu une copie de ce document. Ce document à été produit, selon ses entêtes, par Fransciso Mingorance, expert en propriété industrielle et membre de BSA (Business Software Alliance).
Cet homme est favorable au brevetage logiciel mais il est surtout Américain, au service d'une entreprise américaine.
Ainsi, la CE approuverait des directives pondues aux Etat-Unis ?
Au profit de qui ?
Compte tenu des avantages que les logiciels libres apporteraient à l'Europe et ses Etat, que doit-on en comprendre ? Qui tire les ficelles ?
Je vous invite à vous renseigner. Je vous invite également à signer la pétition contre le brevatage logiciel sur http://petition.eurolinux.org/(...)
où se trouve de nombreuses informations.
J'invite les journalistes, dont ceux de télérama, à relayer ces informations qui me semble être importantes concernant l'avenir de l'entité politique, sociale et économique à laquelle nous appartenons.
L'article concernant le brevetage des produits pharmaceutiques récemment publié par télérama était très interessant, je pense qu'il serait sympathique qu'il soit complété par un article sur les brevets logiciels.
Sur le site petition.eurolinux.org se trouvent une mine de renseignements sur le sujet.
* sources : Lorsque l'on élabore un logiciel, on écrit des sources dans un langage (défini arbitrairement, selon les attentes que l'on a du logiciel). Ces sources sont lisibles avec un éditeur texte, elle ne sont pas executables, elle ne permettent pas d'utiliser le programme. Pour rendre le logiciel utilisable, on compile les sources pour produire des binaires, fichiers executables. Ces fichiers sont illisibles avec un éditeur texte mais permettent d'utiliser le programme.
Généralement les logiciels propriétaires, ceux de Microsoft par exemple, ne sont disponibles que sous forme de binaires. Ce qui signifie que l'on ne peut connaitre les intentions réelles du concepteur, ne pouvant qu'executer le fichier, et non prendre connaissance de ses rouages. Ce qui signifie également que l'on ne peut modifier le fonctionnement du logiciel pour l'adapter aux besoins d'une administration, par exemple. »
Vous pouvez librement reprendre le contenu de ce message.
# Au médias
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Brevets logiciels: Découverte d'une collusion entre la BSA et la Commission Européenne. Évalué à 10.
J'ai pour ma part écris ceci sur le forum du site télérama.fr
« Avez-vous entendu parler de la question des brevets logiciels ?
En gros, il est question de rendre brevetable l'informatique, de manière un peu similaire aux médicaments.
Par exemple, rendre possible le brevetage du principe qui est de taper du texte dans un programme et de pouvoir l'imprimer en suite.
Cela pose un problème important : les brevets sont censés protéger l'innovation. Les entreprises qui pourraient jouer de ce type de brevets serait néanmoins très probablement les très grands groupes n'ayant pas besoin de ce support financier (Microsoft, IBM, Sun .. ne sont pas des entreprises disposant de peu de ressources) au détriment des autres, celles nécessitant un support financier.
Par exemple, en reprennant l'exemple cité plus haut, cela signifie que pour créer un éditeur de texte comme MS Word, il faudrait payer une somme importante à Microsoft. Donc un petit concepteur de logiciel devrait participer au financement d'une entreprise qui n'en a pas besoin concretement.
Cela ne peut que contribuer à l'hégémonie du groupe en question, en bloquant l'innovation (et donc en poussant aux monopoles).
En Europe où tout les pays parlent plus ou moins de mettre en place des logiciels libres (dans l'administration, dans l'éducation nationale...), cela parait incohérent de favoriser ce brevetage logiciel (qui a déjà cours aux USA).
En effet, cela signifie que pour faire des logiciels libres pour le grand public, il faudrait nécessairement rétribuer les firmes qui font déjà largement payer en frais de licences chaque année les Etats européens.
Alors que les logiciels libres nécessitent de l'aide, cela signifie ralentir leur évolution.
Et donc ralentir l'éventuel passage aux logiciels libres pour les Etats européens.
Un logiciel libre est un logiciel dont les sources* sont connues, et peuvent être copiée, modifiée, redistribuée (elles ne peuvent être inclues dans un logiciel non-libre).
Le logiciel propriétaire est un logiciel dont l'utilisation ne peut être que celle initialement prévue par son vendeur.
Les logiciels libres permettent à des structures comme un Etat :
- de s'assurer qu'il n'existe pas de « backdoor », d'éléments permettant au créateur du logiciel de soutirer des renseignements à l'insu des utilisateurs (étant donné que l'on peut consulter les sources et observer de tels éléments)
- d'adapter exactement à ses besoins les logiciels
- de réduire ses frais en cessant de payer des sommes énormes en licences et en réinjectant des fonds moindres dans l'embauche d'administrateurs systèmes (dont les écoles et administrations manquent cruellement : un prof n'est pas censé installer des systemes d'exploitation sur des ordinateurs, il n'est pas formé pour cette tache !!) et en contribuant à l'évolution des logiciels libres
- d'utiliser des produits, de financer leur évolution, qui sont accessibles à tout les citoyens français et européens (et bien sur mondiaux aussi). A l'heure où l'on parle de construire l'Europe, à l'heure où l'on parle de de réduire la fracture numérique, le passage aux logiciels libres EST une mesure concrete, et non un charabia électoraliste.
J'en viens au but de mon message. La Commission Européenne compte approuver une directive sur les brevets logiciels.
L'association Eurolinux à obtenu une copie de ce document. Ce document à été produit, selon ses entêtes, par Fransciso Mingorance, expert en propriété industrielle et membre de BSA (Business Software Alliance).
Cet homme est favorable au brevetage logiciel mais il est surtout Américain, au service d'une entreprise américaine.
Ainsi, la CE approuverait des directives pondues aux Etat-Unis ?
Au profit de qui ?
Compte tenu des avantages que les logiciels libres apporteraient à l'Europe et ses Etat, que doit-on en comprendre ? Qui tire les ficelles ?
Voici le communiqué de l'association Eurolinux
http://petition.eurolinux.org/pr/fr/pr17.html(...)
Voici la dépêche sur le site de l'association linuxfr
http://linuxfr.org/2002/02/20/7201,0,0,0,1.php3(...)
Je vous invite à vous renseigner. Je vous invite également à signer la pétition contre le brevatage logiciel sur
http://petition.eurolinux.org/(...)
où se trouve de nombreuses informations.
J'invite les journalistes, dont ceux de télérama, à relayer ces informations qui me semble être importantes concernant l'avenir de l'entité politique, sociale et économique à laquelle nous appartenons.
L'article concernant le brevetage des produits pharmaceutiques récemment publié par télérama était très interessant, je pense qu'il serait sympathique qu'il soit complété par un article sur les brevets logiciels.
Sur le site petition.eurolinux.org se trouvent une mine de renseignements sur le sujet.
* sources : Lorsque l'on élabore un logiciel, on écrit des sources dans un langage (défini arbitrairement, selon les attentes que l'on a du logiciel). Ces sources sont lisibles avec un éditeur texte, elle ne sont pas executables, elle ne permettent pas d'utiliser le programme. Pour rendre le logiciel utilisable, on compile les sources pour produire des binaires, fichiers executables. Ces fichiers sont illisibles avec un éditeur texte mais permettent d'utiliser le programme.
Généralement les logiciels propriétaires, ceux de Microsoft par exemple, ne sont disponibles que sous forme de binaires. Ce qui signifie que l'on ne peut connaitre les intentions réelles du concepteur, ne pouvant qu'executer le fichier, et non prendre connaissance de ses rouages. Ce qui signifie également que l'on ne peut modifier le fonctionnement du logiciel pour l'adapter aux besoins d'une administration, par exemple. »
Vous pouvez librement reprendre le contenu de ce message.