• # Ne pas confondre "gratuit" et "qui ne coute rien"

    Posté par . En réponse à la dépêche [débat] : l'avenir de la vente de boites Linux. Évalué à 1.

    Il ne faut pas confondre "gratuit" et "qui ne coute rien".
    Une distrib linux, c'est gratuit, ça coute pourtant
    de l'argent à la société éditrice.
    Les commentaires du genre "je comprends pas l'intérêt des boîtes, tu peux le télécharger gratos ou l'avoir dans un mag",
    sont dignes d'un gamin de cinq ans. Soit tu as
    de l'argent et tu veux soutenir l'éditeur, dans
    ce cas tu paies la licence (sous forme de boîte ou autres),
    soit tu n'a pas d'argent, ou tu ne veux pas en dépenser, mais il ne faut pas croire que "ça revient au même".
    Une société qui n'a pas d'argent, ferme. Ou bien
    arrête les frais. En bref, si tu veux que la distrib continue, il faut la financer, d'une
    manière ou une autre.

    Quand au prix des boîtes qui "rapportent rien" ou "sont trés peu rentables", comme écrit dans l'article, j'ai conscience qu'une boîte mdk vendue
    150 F à la fnac (c'est le prix min) ne rapporte sans doute rien à mdk. Par contre, à partir de 450 F (la version powerpack), ça m'étonnerait qu'il n'y ait pas de marge. Micro application vendait un bouquin qui contenait exactement la doc mdk, plus 2 cd pour 150 f (il s'agissait de la mdk 6.1). Je doute qu'ils faisaient ça à perte.

    J'aimerai enfoncer le clou concernant le "gratuit" qui coute de l'argent.
    En allant sur le forum linux, il y a souvent des posts
    de gens qui visiblement ont un parc à gérer, des
    configs musclées, bref sont des entreprises, mais
    pourtant posent des questions "de base". J'en déduis
    que ces gens n'ont pas accès au support mdk, donc
    qu'ils n'ont pas acheté la licence. Je trouve un peu
    fort de café qu'une entreprise ne consacre pas 1000 F à une unique licence pour mettre en place
    un firewall, un serveur dhcp ou autres, sous
    prétexte que "c'est gratuit", alors que par ailleurs
    ils doivent verser des brouettes de brouzoufs à m$.

    Nous ne vivons pas dans un monde parfait, mais rien n'oblige à suivre "le mauvais exemple".